ce genre de marketing n'est pas à destination des utilisateurs, mais à destination des investisseurs et de la bourse.
Pour avoir bénéficié des programmes d'incubation (accompagnement de création d'entreprise), ce genre de communication n'est justement pas adapté pour des investisseurs sérieux. Ce qui intéresse ce public, c'est des chiffres et des preuves plutôt qu'un beau discours.
Un bon investisseur exige tout d'abord des documents comptables (prévisionnel et éventuellement bilan financier si pertinent) en premier, suivi des éléments attestant la viabilité commerciale du produit (lettres d'intention de client potentiel, sondages, rapports d'analyse sur la concurrence, retour d'expérience sur un prototype, etc...), puis mène son enquête en parallèle pour évaluer la sincérité et la compétence des dirigeants, dans la limite de ses moyens et de ses contacts à disposition. Autrement dit, le fameux plan d'affaire est la documentation standard dans ce milieu pour aider à faire le tri entre de bonnes affaires et des arnaques.
Un excellent investisseur repère le potentiel de croissance d'un produit avant que ses rivaux n'en prennent conscience et se débrouille autant que possible pour maximiser les chances de réussite ( mise en relation avec "les bonnes personnes" sur les moyens techniques et financiers ) avec un risque bien calculé (les assurance et les subventions sont utiles pour atténuer le coup d'un mauvais pari).
La BD Comme Convenu illustre le processus d’investissement de startup dans les années 2010 aux États-Unis, avec un passage savoureux sur une opportunité d’investissement bêtement ratée par les boniments du patron (indice: le calcul mental chez un comptable, c'est redoutable).
[^] # Re: Une explication possible...
Posté par volts (Mastodon) . En réponse au journal Le marketing des logiciels, épisode 20240410. Évalué à 9.
Pour avoir bénéficié des programmes d'incubation (accompagnement de création d'entreprise), ce genre de communication n'est justement pas adapté pour des investisseurs sérieux. Ce qui intéresse ce public, c'est des chiffres et des preuves plutôt qu'un beau discours.
Un bon investisseur exige tout d'abord des documents comptables (prévisionnel et éventuellement bilan financier si pertinent) en premier, suivi des éléments attestant la viabilité commerciale du produit (lettres d'intention de client potentiel, sondages, rapports d'analyse sur la concurrence, retour d'expérience sur un prototype, etc...), puis mène son enquête en parallèle pour évaluer la sincérité et la compétence des dirigeants, dans la limite de ses moyens et de ses contacts à disposition. Autrement dit, le fameux plan d'affaire est la documentation standard dans ce milieu pour aider à faire le tri entre de bonnes affaires et des arnaques.
Un excellent investisseur repère le potentiel de croissance d'un produit avant que ses rivaux n'en prennent conscience et se débrouille autant que possible pour maximiser les chances de réussite ( mise en relation avec "les bonnes personnes" sur les moyens techniques et financiers ) avec un risque bien calculé (les assurance et les subventions sont utiles pour atténuer le coup d'un mauvais pari).
La BD Comme Convenu illustre le processus d’investissement de startup dans les années 2010 aux États-Unis, avec un passage savoureux sur une opportunité d’investissement bêtement ratée par les boniments du patron (indice: le calcul mental chez un comptable, c'est redoutable).