• [^] # Re: Validation des équipements médicaux

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Le fabricant refuse de libérer l'appareil : bientôt un mort ?. Évalué à 8.

    Imaginons que la personne qui fait la modification utilise un nombre a virgule là ou un entier était attendu ou que la nouvelle valeur fait échouer d'autre partie du code qui avait comme prérequis l'ancienne valeur.

    Enfin là, on rentre un peu dans la création d'hypothèses absurdes pour justifier une situation absurde!

    1. On parle de machines qui valent probablement très chers, on peut supposer que le constructeur peut livrer avec un manuel (qui explique les paramètres en détail) et propose des moyens de valider les entrées de paramètres. On sait faire ça dans nos applications sans danger pour la vie d'autrui (un champs qui vérifie le type, produit des avertissements en cas d'erreur évidente ou si les valeurs paraissent sortir de la norme, etc.). Penser que ce n'est pas faisable pour des machines techniques super pointues est ridicule.
    2. Du côté des médecins, si vraiment ils trouvent cela trop technique, ils peuvent aussi travailler avec des techniciens médicaux (je suppose que cela existe sous un nom quelconque) qui connaissent et savent lire les manuels et qui sont bien payés. Encore une fois, on parle d'opérations chères (même si de notre côté, on ne le voit pas forcément complètement, entre la sécu, la mutuelle, etc.). La médecine n'est pas un métier sans le sou qui ne peut payer des intervenants spécialisés au besoin.
    3. Je sais pas vous, mais moi quand je teste du code... ben je le teste. Je l'envoie pas en production directement! En gros, je suppose que ces médecins doivent être capable de tester les changements sur une machine identique qui n'est pas dans le corps du patient d'abord. Puis quand cette partie est validée, ils font la modification dans l'exemplaire "installé". Et enfin, ils se barrent pas en courant sitôt la modification faite mais attendent pour vérifier que cela semble fonctionner pour finalement garder le patient en observation plusieurs jours/semaines (plus ou moins longtemps selon les risques).

    Les moules du coin peuvent avoir l'habitude de récupérer un code source pour fixer un bug, mais ici le moyen de valider le fix est pas évident et peut entraîner la mort d'un patient.

    Personne ne parle de faire des modifs à la YOLO ("You Only Live Once") ni de ne pas suivre des protocoles éprouvés et très précis.

    Comme disait un autre commentaire de quelqu'un travaillant qui bosse dans l'avionique, on devrait pouvoir certifier un équipement configurable selon une procédure précise, et pas seulement un équipement avec tout hardcodé. Savoir s'adapter aux situations, c'est un peu la base de l'ingéniérie.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]