• # De l'action collective et de sa légitimité appelées politique

    Posté par . En réponse au message Free Gaza. Évalué à 0.

    Les licences libres sont une notion orthogonale à la morale. Les licences libres invitent à l'action collective et empêchent l'évocation de la légitimité de cette même action puisque vous ne pouvez interdire l'usage du code selon sa finalité.
    Les licences libres empêchent la solidarité et rendent inutile son appel. Les licences libres sont ainsi des notions anti-sociales. Elles interviennent uniquement sur du code et permettent ainsi la constitution de communs par des gens que rien ne rassemble. Intel est un gros contributeur historique du noyau Linux et représente 70% des exportations de la colonie sioniste (lui reconnaître le caractère juif est plus délicat). Il ne faut pas chercher dans les licences libres quelque chose qu'elles ne peuvent pas fournir. C'est le paradoxe des licences libres : elles permettent la constitution de biens communs sur des sujets parce qu'elles fixent un cadre collectif d'actions individuelles entre personnes possiblement génocidaires et exterminées parce que c'est leur intérêt commun toute chose égale par ailleurs (tant que ça ne se produit pas). Les licences libres ne sont pas une notion totalisante (à ne pas confondre avec totalitaire). Vouloir y mettre de la morale serait renoncer à la possibilité de démilitariser des domaines entiers. Elles ne permettent cependant pas de démilitariser tout sujet. Vouloir y mettre de la morale serait devoir renoncer à utiliser ce que Intel a bien voulu partager et qui peut servir à le combattre. Il y a suffisamment de domaines de conflictualité comme ça et Intel ou toute autre institution prônant la suprématie du capital aura toujours plus de moyens que quiconque : la résorption permise par l'informatique sous licence libre de l'asymétrie de ce rapport de force est donc importante.
    Cette interdiction d'interdire à des fins de constitution d'un commun fait l'utilité et la réussite des licences libres. Si elle empêche au passage la solidarité (ce qui est instinctivement gênant), elle invalide également l'identité ce qui est utile à l'ère de l'identité sans solidarité.
    Cela se retrouve ici où il y a une habitude d'identitaires (de gauche pour changer) aux discours victimaires qui sont finalement assez peu libristes et actuellement silencieux sur le parti colonial. Votre message est le premier message sur le dernier carnage sioniste en six mois. L'absence globale de réaction est également notable. Je vous invite à trouver un cadre collectif permettant l'action collective universaliste, les licences libres ou la dénonciation non-suivie d'action ont leurs limites.