Des réponses envisageables, pourraient être par exemple une forme de lutte antitrust réadapté aux enjeux du numérique.
Certes, mais il n'y a pas 50 moyens de forcer une entreprise à orienter ses activités dans un sens qui est bénéfique à la société.
On l'impose par la loi. C'est toujours possible, mais on sait bien que c'est souvent inefficace; les juristes sont très forts pour trouver des combines pour contourner la loi, ça encourage les délocalisations, et pour faire respecter la loi, il faut des procès, ça dure des années, il n'est jamais certain que l'État gagne, et au final les amendes ne sont pas forcément dissuasives.
On nationalise. Il faut du pognon, et il faut des compétences pour administrer l'entreprise. L'État n'a ni l'un ni l'autre.
On demande gentiment. À mon avis, seuls les idiots peuvent imaginer que ça puisse marcher. Même les gens qui nous gouvernent actuellement, qui ne me semblent pas être des communistes acharnés, assortissent leurs "gentilles demandes" (comme le plafonnement des prix par Total) de menaces assez concrètes (sinon on laisse notre "aile gauche" taxer vos superprofits).
On fait en sorte que ça maximise les profits de l'entreprise (par des abattements fiscaux par exemple).
Mais sur le fond, on est d'accord. Dans une économie shootée à la croissance économique (because chômage et pouvoir d'achat), notre mode de vie dépend du pognon que les investisseurs veulent bien injecter dans l'économie réelle plutôt que dans des actifs spéculatifs. En fait, c'est déja en quelque sorte un acte social d'investir dans Google plutôt que d'acheter des Bitcoins. Déja que l'économie réelle "sale" (destructrice des ressources, polluante, délocalisante...) est moins rentable que les produits financiers, ça semble paradoxal de demander aux capitalistes de contribuer à une sorte de bien commun en n'optimisant pas les profits de leurs entreprises.
Après, la merdification n'est peut-être pas définitive. Il est certainement possible que de nouveaux acteurs démerdifiés émergent, comme Google a émergé par la qualité des résultats du moteur de recherche à une époque où on pensait qu'il n'y avait pas de solution technique à la manipulation des moteurs de recherche par les acteurs commerciaux.
[^] # Re: Le retour des annuaires ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Traduction : Payer ne permet pas d'échapper aux monopoles. Évalué à 4. Dernière modification le 07 mars 2024 à 15:26.
Certes, mais il n'y a pas 50 moyens de forcer une entreprise à orienter ses activités dans un sens qui est bénéfique à la société.
Mais sur le fond, on est d'accord. Dans une économie shootée à la croissance économique (because chômage et pouvoir d'achat), notre mode de vie dépend du pognon que les investisseurs veulent bien injecter dans l'économie réelle plutôt que dans des actifs spéculatifs. En fait, c'est déja en quelque sorte un acte social d'investir dans Google plutôt que d'acheter des Bitcoins. Déja que l'économie réelle "sale" (destructrice des ressources, polluante, délocalisante...) est moins rentable que les produits financiers, ça semble paradoxal de demander aux capitalistes de contribuer à une sorte de bien commun en n'optimisant pas les profits de leurs entreprises.
Après, la merdification n'est peut-être pas définitive. Il est certainement possible que de nouveaux acteurs démerdifiés émergent, comme Google a émergé par la qualité des résultats du moteur de recherche à une époque où on pensait qu'il n'y avait pas de solution technique à la manipulation des moteurs de recherche par les acteurs commerciaux.