Sauf que je ne parles pas de la sobrité, mais de chier sur les gens.
Il n'y a rien de radical dans l'insulte et dans le fait de chier sur les autres. En fait, non seulement il n'y a rien de radical mais si tu mises ton idée sur le fait d'être une minorité éclairé et que le reste, c'est des connards, ta communauté va s'entre-déchirer quand le reste du monde va te rejoindre (vu que ton but, c'est qu'on te rejoigne, pas d'être une minorité toute ta vie).
C'est aussi finalement une forme de gatekeeping, et c'est toxique sur le long terme. Tu donnes l'exemple du féminisme, mais certaines fractures sont dus aussi à ce genre de raison (le séparatisme lesbien et l'exclusion des personnes trans qui en découle est l'exemple qui me vient en tête, mais aussi les divisions vis à vis du voile, du travail du sexe pour des exemples plus contemporain et plus franco-centré).
J'irais même jusqu'à dire que ce genre de posture va au contraire attirer des profils problématiques qui vont poser souci dans tout un tas de luttes. Tu prépare une culture du mépris.
Pour donner un exemple, j'ai vu Jacob Appelbaum en keynote à Debconf en 2016. Il avait dans mon souvenir un discours qu'on pourrait qualifier de relativement radical sur la sécurité. C'était sa marque de fabrique, rappeler partout que sans doute l'état lui en veux personnelement. Mais c'est aussi ça qui a fait qu'on a caché pendant longtemps ses abus.
Et ce coté extrémiste a aussi un certain relent de virilisme (que j'illustrerais par cette critique d'un livre de Damascio) et/ou judéo-chrétienne basé sur la rédemption par la punition.
Bref, si on veut prôner la sobriété numérique, on a aussi besoin d'élitistes qui montrent une voie totalement extrême, non viable pour la majorité des gens, ou des problématiques.
Tu ne montres pas en quoi ça marche. Et encore une fois, tu peux montrer un truc non pratique sans écrire un manifeste qui va dire du mal des gens qui ont d'autres contraintes que toi.
[^] # Re: Exemple
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien farbfeld : le format d'image le plus simple du monde. Évalué à 5.
Sauf que je ne parles pas de la sobrité, mais de chier sur les gens.
Il n'y a rien de radical dans l'insulte et dans le fait de chier sur les autres. En fait, non seulement il n'y a rien de radical mais si tu mises ton idée sur le fait d'être une minorité éclairé et que le reste, c'est des connards, ta communauté va s'entre-déchirer quand le reste du monde va te rejoindre (vu que ton but, c'est qu'on te rejoigne, pas d'être une minorité toute ta vie).
C'est aussi finalement une forme de gatekeeping, et c'est toxique sur le long terme. Tu donnes l'exemple du féminisme, mais certaines fractures sont dus aussi à ce genre de raison (le séparatisme lesbien et l'exclusion des personnes trans qui en découle est l'exemple qui me vient en tête, mais aussi les divisions vis à vis du voile, du travail du sexe pour des exemples plus contemporain et plus franco-centré).
J'irais même jusqu'à dire que ce genre de posture va au contraire attirer des profils problématiques qui vont poser souci dans tout un tas de luttes. Tu prépare une culture du mépris.
Pour donner un exemple, j'ai vu Jacob Appelbaum en keynote à Debconf en 2016. Il avait dans mon souvenir un discours qu'on pourrait qualifier de relativement radical sur la sécurité. C'était sa marque de fabrique, rappeler partout que sans doute l'état lui en veux personnelement. Mais c'est aussi ça qui a fait qu'on a caché pendant longtemps ses abus.
Et ce coté extrémiste a aussi un certain relent de virilisme (que j'illustrerais par cette critique d'un livre de Damascio) et/ou judéo-chrétienne basé sur la rédemption par la punition.
Tu ne montres pas en quoi ça marche. Et encore une fois, tu peux montrer un truc non pratique sans écrire un manifeste qui va dire du mal des gens qui ont d'autres contraintes que toi.