HAL et Arxiv sont des serveurs de « preprints » et il est toujours gratuit d’y poster des articles comme de les lire (si votre serveur de preprints vous demande de payer, c’est une arnaque, changez de serveur de preprints).
On appelle preprint la version d’un article de recherche prête à être soumise à un journal et rendue publique par ses auteurs, mais pas encore évaluée par des experts sollicités par le journal (et choisis pour être le plus indépendants possible, en particulier le journal tâche de ne pas envoyer un article à des gens qui ont publié avec les auteurs de l’article en question dans les quelques années précédentes, ni à des compétiteurs directs qui pourraient ne pas être totalement impartiaux). La plupart des journaux n’ont aucun problème à ce que les auteurs postent un preprint avant ou en même temps qu’ils soumettent leur article au journal. Si le journal auquel vous voulez soumettre un article vous interdit de poster un preprint, changez de journal.
Springer, plus précisément le groupe Springer Nature (pas de page Wikipedia en français, désolé), est un éditeur qui publie des journaux scientifiques. Leur modèle économique est de faire payer des sommes déraisonnables en abonnements aux lecteurs (modèle traditionnel) ou en frais de publication aux auteurs (nouveau modèle), selon les journaux, tout en faisant travailler gratuitement les experts qui évaluent les articles et en minimisant leurs dépenses de fonctionnement (la plupart des journaux sont maintenant uniquement en ligne, très peu sont encore imprimés).
Le lien que nous sommes en train de commenter explique que la bibliothèque de l’université de Lille a mis fin aux abonnements qu’elle avait aux journaux du groupe Springer Nature, probablement parce qu’elle a réalisé que cet argent était mieux employé autrement et/ou suite à la dernière augmentation des tarifs pratiquée régulièrement par ces éditeurs (je n’ai pas lu l’article, mais ce genre de nouvelle est courant ces dernières années dans le monde académique dans lequel je travaille).
[^] # Re: Question naive
Posté par Guillawme (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L’Université de Lille fait le choix de sortir de l’accord Springer en 2024 . Évalué à 10. Dernière modification le 14 février 2024 à 19:02.
HAL et Arxiv sont des serveurs de « preprints » et il est toujours gratuit d’y poster des articles comme de les lire (si votre serveur de preprints vous demande de payer, c’est une arnaque, changez de serveur de preprints).
On appelle preprint la version d’un article de recherche prête à être soumise à un journal et rendue publique par ses auteurs, mais pas encore évaluée par des experts sollicités par le journal (et choisis pour être le plus indépendants possible, en particulier le journal tâche de ne pas envoyer un article à des gens qui ont publié avec les auteurs de l’article en question dans les quelques années précédentes, ni à des compétiteurs directs qui pourraient ne pas être totalement impartiaux). La plupart des journaux n’ont aucun problème à ce que les auteurs postent un preprint avant ou en même temps qu’ils soumettent leur article au journal. Si le journal auquel vous voulez soumettre un article vous interdit de poster un preprint, changez de journal.
Springer, plus précisément le groupe Springer Nature (pas de page Wikipedia en français, désolé), est un éditeur qui publie des journaux scientifiques. Leur modèle économique est de faire payer des sommes déraisonnables en abonnements aux lecteurs (modèle traditionnel) ou en frais de publication aux auteurs (nouveau modèle), selon les journaux, tout en faisant travailler gratuitement les experts qui évaluent les articles et en minimisant leurs dépenses de fonctionnement (la plupart des journaux sont maintenant uniquement en ligne, très peu sont encore imprimés).
Le lien que nous sommes en train de commenter explique que la bibliothèque de l’université de Lille a mis fin aux abonnements qu’elle avait aux journaux du groupe Springer Nature, probablement parce qu’elle a réalisé que cet argent était mieux employé autrement et/ou suite à la dernière augmentation des tarifs pratiquée régulièrement par ces éditeurs (je n’ai pas lu l’article, mais ce genre de nouvelle est courant ces dernières années dans le monde académique dans lequel je travaille).