Bon j'ai l'impression qu'on va encore débattre du sens des mots plus que de raison.
Allons y camarade !
En fait tu découvres qu'un axe gauche-droite ne suffit pas à décrire un positionnement politique complet.
Entre autre tu peux être de droite et libéral et de droite et conservateur, il y a des différence entre les deux malgré tout.
Oui, il est évident qu'on ne peut pas projeter sur une seule dimensions toutes les opinions politiques sans faire des approximations.
Mais dans ce cas peut on dire que les Verts et la LFI ne sont pas du même camps sous prétexte qu'il y a des différences ?
Selon moi les seules différences sont avant tout dans le choix de priorités dans leurs propositions politiques, mais le fond est sensiblement le proche.
Car au fond les opinions sur tel ou tel sujet vont faire diverger des partis, mais ce qui compte c'est la philosophie et la vision de la société.
Et là, il y a un élément fondamental qui sépare clairement la gauche et la droite, et on peut le voir comme un gradient, c'est le rapport à l'inné.
C'est un débat spécifiquement occidental et qui dure depuis des siècle.
John Locke propose le concept de tabula rasa en opposition à Descartes pour qui, puisqu' il y a un principe de causalité à toute chose, en remontant à la racine on retrouve Dieu (ou la nature/évolution si t'es pas croyant), donc tout est écrit, tout est inné.
Dans le langage moderne, ça donne une gauche qui considère que tout est social, donc si il y a des individus mauvais c'est parce que la société a échouée à en faire des gens bons (Rousseau).
A droite on considère à l'inverse que nous sommes responsables de nos actes, puisque le bon et/ou le mal est ancré en nous, pour le reste le Darwinisme se charge de faire le tri.
Et évidemment ça s'applique également à tous les aspects de la vie: la beauté, l'intellect, l'intelligence sociale, etc...
De là découle des visions divergentes sur la plupart des sujets, le rapport à l'égalité, l'équité, l'immigration, l'enracinement, l'économie, le féminisme, etc...
Par exemple pour la peine de mort, pour quelqu'un de gauche, puisque si quelqu'un commet un crime c'est principalement à cause de la société, il est naturel d'en arriver à la conclusion qu'il vaudrait mieux l’abolir, le tort est en quelque sorte partagé.
Evidemment quand on est de droite on part d'un point de vu totalement opposé.
De même on est pas de droite parce que l'inégalité nous fait plaisir, mais on considère que nous sommes tous responsables de nos vies, donc on privilégie la liberté et si il y en a qui réussissent mieux que d'autres c'est pas grave si globalement la société est plus prospère, même ceux en bas de l'échelle sociale en profitent (l'histoire a prouvé que c'était juste, les prolos en occident vivaient mieux que des cadres en URSS avec bien plus de loisirs).
Pour en revenir à Macron, j'ai clairement plus l'impression qu'il fait parti des gens pour qui tout se règlera par l'éducation publique, la mixité sociale, et l'apport d'argent publique dans les quartiers difficiles.
Là je ne vois pas comment on pourrait le définir comme étant de droite.
Etre libéral ne suffit pas.
Et puis de toute manière, on peut voir ça comme un gradient, le monde n'est pas binaire, donc je vois pas où est le problème de dire qu'il est centriste.
Ou alors le centre n'existe pas ?
[^] # Re: C'est certainement pas faux, mais bourré d'arguments fallacieux
Posté par Florian.J . En réponse au lien Aux apatrides du web merdique (via les LIDD de Next.ink). Évalué à -2. Dernière modification le 12 février 2024 à 23:57.
Bon j'ai l'impression qu'on va encore débattre du sens des mots plus que de raison.
Allons y camarade !
Oui, il est évident qu'on ne peut pas projeter sur une seule dimensions toutes les opinions politiques sans faire des approximations.
Mais dans ce cas peut on dire que les Verts et la LFI ne sont pas du même camps sous prétexte qu'il y a des différences ?
Selon moi les seules différences sont avant tout dans le choix de priorités dans leurs propositions politiques, mais le fond est sensiblement le proche.
Car au fond les opinions sur tel ou tel sujet vont faire diverger des partis, mais ce qui compte c'est la philosophie et la vision de la société.
Et là, il y a un élément fondamental qui sépare clairement la gauche et la droite, et on peut le voir comme un gradient, c'est le rapport à l'inné.
C'est un débat spécifiquement occidental et qui dure depuis des siècle.
John Locke propose le concept de tabula rasa en opposition à Descartes pour qui, puisqu' il y a un principe de causalité à toute chose, en remontant à la racine on retrouve Dieu (ou la nature/évolution si t'es pas croyant), donc tout est écrit, tout est inné.
Dans le langage moderne, ça donne une gauche qui considère que tout est social, donc si il y a des individus mauvais c'est parce que la société a échouée à en faire des gens bons (Rousseau).
A droite on considère à l'inverse que nous sommes responsables de nos actes, puisque le bon et/ou le mal est ancré en nous, pour le reste le Darwinisme se charge de faire le tri.
Et évidemment ça s'applique également à tous les aspects de la vie: la beauté, l'intellect, l'intelligence sociale, etc...
De là découle des visions divergentes sur la plupart des sujets, le rapport à l'égalité, l'équité, l'immigration, l'enracinement, l'économie, le féminisme, etc...
Par exemple pour la peine de mort, pour quelqu'un de gauche, puisque si quelqu'un commet un crime c'est principalement à cause de la société, il est naturel d'en arriver à la conclusion qu'il vaudrait mieux l’abolir, le tort est en quelque sorte partagé.
Evidemment quand on est de droite on part d'un point de vu totalement opposé.
De même on est pas de droite parce que l'inégalité nous fait plaisir, mais on considère que nous sommes tous responsables de nos vies, donc on privilégie la liberté et si il y en a qui réussissent mieux que d'autres c'est pas grave si globalement la société est plus prospère, même ceux en bas de l'échelle sociale en profitent (l'histoire a prouvé que c'était juste, les prolos en occident vivaient mieux que des cadres en URSS avec bien plus de loisirs).
Pour en revenir à Macron, j'ai clairement plus l'impression qu'il fait parti des gens pour qui tout se règlera par l'éducation publique, la mixité sociale, et l'apport d'argent publique dans les quartiers difficiles.
Là je ne vois pas comment on pourrait le définir comme étant de droite.
Etre libéral ne suffit pas.
Et puis de toute manière, on peut voir ça comme un gradient, le monde n'est pas binaire, donc je vois pas où est le problème de dire qu'il est centriste.
Ou alors le centre n'existe pas ?