Tu fais des raisonnements circulaires et des appels à la nature.
Tes utilisations de "c'est évident que", "il est indéniable que" sont un témoin criant que ta démonstration est fragile.
On observe des différences et des tendances notables entre des catégories de gens : les femmes et les hommes. Maintenant, tout le travail consiste à savoir pourquoi. (et encore, je n'aborde pas la question des trans, non-binaires, intersexes et plus généralement des personnes pour qui sexe ≠ genre ou qui ne se reconnaissent pas dans la catégorie "femme" ni dans la catégorie "homme").
Ta thèse c'est : "pour des raisons biologiques". La thèse que tu réfutes (implicitement ?) c'est : "à cause de biais causés par des constructions sociales".
Observer les différences ne suffit pas à appuyer ta thèse et à réfuter l'autre. Il va donc falloir sortir de l'intuitif, qui est un mode de pensée très pratique qui permet de prendre des raccourcis, d'aller vite, d'être efficace et qui marche plutôt bien mais pas toujours, et enclencher un mode de réflexion plus posé, construit, rigoureux et scientifique. Ton commentaire démontre aussi un manque de documentation sur le sujet. Autrement dit, no offense mais tu raisonnes sans savoir donc on est plus sur le domaine de la croyance.
elle n'ont pas les mêmes goût que les hommes (En général, pas toutes/tous) et cela suffit à expliquer la différence dans nos sociétés occidentale
Non, parce que tu n'as pas expliqué ces différences de goût.
ou la discrimination sexuelle est extrêmement limité dans le domaine de l'éducation
C'est malheureusement faux. À cause de mécanismes parfois très subtiles du style les profs ont plus tendance à poser des questions ouvertes aux mecs et des questions oui/non aux nanas sans même le vouloir. On attend d'un mec qu'il soit plus créatif et on tolère plus qu'il soit pénible et dissipé, et on attend plus d'une nana qu'elle soit sage et disciplinée. Ça explique aussi en partie les meilleurs notes des filles à l'école. On pousse plus les nanas à faire des études littéraires ou sociales que scientifiques pour aucune bonne raison.
Il y a tellement de cas ou les femmes montrent plus d'attrait pour le contact humain, pour le mignon et les hommes pour la technique et la force/violence que je ne comprends pas que ce soit négligé voir nié.
Mais pourquoi ? C'est tout l'enjeu. N'est-ce pas parce qu'on apprend (plus ou moins volontairement) aux petits garçons qu'il faut être fort et aux petites filles qu'il faut être attentifs aux autres, tendre, etc dès le plus jeune âge ? Que ce soit les parents, la société, etc ? Aka construction sociale ? On habille les filles en rose et les garçons en bleu. Sûrement, ça n'a rien à voir avec des choix et des goûts quand on est bébé, on n'a pas encore la carte de crédit pour aller s'acheter nos vêtements nous-même à cet âge ni même les capacités communicationnelles pour exprimer ses préférences sur la question. Non, la société fait sans arrêt des choix genrés pour nous. Ces différences de couleurs qu'on nous impose tout petit est un seul aspect discriminatoire, très évident, parmi les nombreux présents dans la société, variés et parfois subtiles. Ou alors, comment expliques-tu ce genre de différences ?
Par ailleurs, comment expliques-tu que l'informatique, début-milieu 20ème siècle était plutôt mixte, voire majoritairement féminine ? (les personnes qui ont travaillé sur l'ENIAC par exemple, plein de femmes là dedans !). Et pourquoi ça a changé maintenant ?
Peut-être qu'il y a des différences biologiques qui expliquent certaines choses. Peut-être qu'elles expliquent des rapports de domination et des chaines de réactions sociales qui mènent à ces différences qu'on observe dans la société qui n'ont rien avoir avec des différences fondamentales qui causent des appétences différentes. Ou peut-être pas.
On ne peut pas balayer ces problèmes de discriminations et d'inégalités sous le tapis de l'explication biologique et naturelle. Ce tapis est peut-être confortable pour une partie de la population, mais c'est probablement un peu beaucoup une illusion, ou bien existant mais beaucoup plus fin que prévu.
Et dans tous les cas, on a bien un soucis d'égalité à régler, à commencer par les revenus.
[^] # Re: Mais il y a surtout autre chose
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au lien Pourquoi si peu de filles en mathématiques ?. Évalué à 4. Dernière modification le 06 février 2024 à 17:26.
Tu fais des raisonnements circulaires et des appels à la nature.
Tes utilisations de "c'est évident que", "il est indéniable que" sont un témoin criant que ta démonstration est fragile.
On observe des différences et des tendances notables entre des catégories de gens : les femmes et les hommes. Maintenant, tout le travail consiste à savoir pourquoi. (et encore, je n'aborde pas la question des trans, non-binaires, intersexes et plus généralement des personnes pour qui sexe ≠ genre ou qui ne se reconnaissent pas dans la catégorie "femme" ni dans la catégorie "homme").
Ta thèse c'est : "pour des raisons biologiques". La thèse que tu réfutes (implicitement ?) c'est : "à cause de biais causés par des constructions sociales".
Observer les différences ne suffit pas à appuyer ta thèse et à réfuter l'autre. Il va donc falloir sortir de l'intuitif, qui est un mode de pensée très pratique qui permet de prendre des raccourcis, d'aller vite, d'être efficace et qui marche plutôt bien mais pas toujours, et enclencher un mode de réflexion plus posé, construit, rigoureux et scientifique. Ton commentaire démontre aussi un manque de documentation sur le sujet. Autrement dit, no offense mais tu raisonnes sans savoir donc on est plus sur le domaine de la croyance.
Non, parce que tu n'as pas expliqué ces différences de goût.
C'est malheureusement faux. À cause de mécanismes parfois très subtiles du style les profs ont plus tendance à poser des questions ouvertes aux mecs et des questions oui/non aux nanas sans même le vouloir. On attend d'un mec qu'il soit plus créatif et on tolère plus qu'il soit pénible et dissipé, et on attend plus d'une nana qu'elle soit sage et disciplinée. Ça explique aussi en partie les meilleurs notes des filles à l'école. On pousse plus les nanas à faire des études littéraires ou sociales que scientifiques pour aucune bonne raison.
Mais pourquoi ? C'est tout l'enjeu. N'est-ce pas parce qu'on apprend (plus ou moins volontairement) aux petits garçons qu'il faut être fort et aux petites filles qu'il faut être attentifs aux autres, tendre, etc dès le plus jeune âge ? Que ce soit les parents, la société, etc ? Aka construction sociale ? On habille les filles en rose et les garçons en bleu. Sûrement, ça n'a rien à voir avec des choix et des goûts quand on est bébé, on n'a pas encore la carte de crédit pour aller s'acheter nos vêtements nous-même à cet âge ni même les capacités communicationnelles pour exprimer ses préférences sur la question. Non, la société fait sans arrêt des choix genrés pour nous. Ces différences de couleurs qu'on nous impose tout petit est un seul aspect discriminatoire, très évident, parmi les nombreux présents dans la société, variés et parfois subtiles. Ou alors, comment expliques-tu ce genre de différences ?
Par ailleurs, comment expliques-tu que l'informatique, début-milieu 20ème siècle était plutôt mixte, voire majoritairement féminine ? (les personnes qui ont travaillé sur l'ENIAC par exemple, plein de femmes là dedans !). Et pourquoi ça a changé maintenant ?
Peut-être qu'il y a des différences biologiques qui expliquent certaines choses. Peut-être qu'elles expliquent des rapports de domination et des chaines de réactions sociales qui mènent à ces différences qu'on observe dans la société qui n'ont rien avoir avec des différences fondamentales qui causent des appétences différentes. Ou peut-être pas.
On ne peut pas balayer ces problèmes de discriminations et d'inégalités sous le tapis de l'explication biologique et naturelle. Ce tapis est peut-être confortable pour une partie de la population, mais c'est probablement un peu beaucoup une illusion, ou bien existant mais beaucoup plus fin que prévu.
Et dans tous les cas, on a bien un soucis d'égalité à régler, à commencer par les revenus.