• [^] # Re: On s'en tape (mais c'est pertinent d'en parler).

    Posté par . En réponse au journal La France crée un fichier des personnes trans. Évalué à 3.

    J’ai fait suffisamment de pas en arrière pour avoir le recul adéquat et je l’affirme avec assurance, ça ne pose aucun problème aux autres et les problèmes éventuels pour les concernés sont inhérents à l’opération et donc présumés assumés.

    Est-ce que tu penses à des problèmes potentiels probables ou bien est-ce que tu es juste enclin, par intuition, paranoïa, frilosité ou raisonnement intellectuel, à redouter des problèmes par principe ? Le principe naturel d’éprouver de la méfiance envers ce qu’on ne comprend pas ? (comportement nullement condamnable en lui-même, àma)

    Malgré une prise de recul m’ayant souvent mené au bord du précipice, je dois reconnaître que je ne comprends pas ces personnes. Je suis incapable d’imaginer l’état d’esprit qui peut pousser à désirer s’infliger une telle épreuve. Cela étant, je ne comprends pas davantage les manifestations d’inquiétude telles que celle dont tu fais preuve ici. Pour le dire de manière plus imagée (et politiquement incorrecte j’en ai conscience, vous savez que je m’en tape...) : est-ce que voir des gens sauter au fond d’un puis te fais redouter d’être toi-même sujet à un tel désir mortifère ? Ou que des gens que tu aimes puissent l’être, et d’en souffrir potentiellement ?

    Libre à toi de répondre ou non, en aucun cas je ne me m’offusquerais quelle que soit la réponse ou qu’elle ne soit pas. Je déplore que sur onze personnes qui t’ont moinssé, au maximum trois ont pris la peine de te répondre.

    Pour finir, comme Misc le fait remarquer. Cette impression que c’est un phénomène récent (le désire de traverser la barrière du sexe biologique, l’idée que notre sexe biologique puisse être contraire à notre sexe psychique, et que l’on puisse remédier à cette erreur de la nature) est peut-être simplement lié au fait que la médecine a fait des progrès. Comme la communication et la « science » au sens large.

    Et à mon sens, comme si le sujet n’était déjà pas assez complexe, je pense qu’on ne peut dissocier le transexualisme de l’androgénéité : Il naît entre 1/200 et 1/5000 enfants « intersexes » en France, selon les sources...
    rien que la largeur de cette fourchette interroge sur la nature exacte du phénomène et son traitement par la société, je trouve.