Est-ce que "circulez, il n’y a rien à voir" est une bonne politique également ? LQDN c’est un peu la CNIL version non étatisée et elle est dans son rôle de faire de la communication sur les différents fichiers.
Pour paraphraser un trio de comique bien connu, y a la bonne communication, et la mauvaise communication. J'ai expliqué pourquoi je pense que c'est pas de la bonne communication.
Comme tu l’indiques, c’est flou donc discutable. Le fait que ce soit potentiellement légal n’implique pas forcément qu’il n’y ait rien à voir, la loi n’étant pas forcément parfaite.
Mais que ça soit discutable n'est pas du tout abordé dans l'article, loin de la. Et quand je dit "c'est flou", faut voir ce que disent les juristes. Par exemple, à la page 379 de The EU General Data Protection Regulation (GDPR): A Commentary, les auteurs semblent dire que cette exception, c'est pour des traitements qui sont autorisés par la loi (donc décidé de façon législative), proportionnés (et je pense qu'on peut dire que "pour 6 ans" et "pour une partie restreinte de l'administration, dans la mesure ou c'est requis par la tache" rentre dedans) et à condition d'avoir un bénéfice substantielle . Et il n'y a que la question de la substantialité qui reste flou, et je pense que dans la mesure ou ça touche à des questions de sécurité nationale (la partie sur le nucléaire) et/ou des questions administratives, il ne me parait pas dur de démontrer que ça rentre dans les clous (surtout quand ça requiert d'être combiné avec toute la chaîne de raisonnement de "prénom => trans => médical => article 9". Ça serait sans doute différent si il y avait eu des dérives liés au fichage du changement de prénom pour faire pencher la balance ailleurs, mais que je sache, il n'y en a pas eu pour le moment.
Si tu va voir sur le site de TGEU, l'ONG que cite la quadrature et qui bosse avec plein d'autres ONG de la société civile sur les questions trans, il y a plusieurs pages sur les problèmes (dans "issues"). La page Right to privacy a 7 articles sur 9 ans. La page Stigma & Backlash en a 30. La page Legal gender recognition a 132 pages.
Donc j'aurais tendance à dire que le sujet le plus préoccupant, c'est le dernier, pas le premier.
Les états les plus conservateurs qui ont fait le moindre truc contre les personnes trans ne se fatiguent pas avec un fichier, ils vont direct passer par des interdictions (exemple, la Hongrie et la Russie pour citer les plus proches géographiquement qui me viennent en tête, ou les différents états US comme la Floride, ou le Texas, etc).
C'est pas que le risque théorique n'existe pas, mais qu'il faut prendre le discours dans son contexte, et pas juste crier au loup 15 000 fois, parce qu'on sait comment se termine la fable.
(au passage, tu peux considérer que le lien à tort sans pour autant moinsser si la problématique est pertinente et si ça permet de lancer une discussion sur le sujet, il y a des chances que le public ici suive LQDN sans pour autant avoir été exposé à ton avis)
Ouais, je pourrais, mais j'ai fait le choix de moinsser hier soir plutôt que de lâcher un pavé à minuit. Pavé que j'ai du écrire quand même au final vu que je fait visiblement parti des gens qui n'ont pas une réaction épidermique à l'idée que l'état garde des infos sous une forme différente, et que ça interpelle.
[^] # Re: Scandaleux .... ou pas, moi, j'opte pour la 1ère option
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal La France crée un fichier des personnes trans. Évalué à 7.
Pour paraphraser un trio de comique bien connu, y a la bonne communication, et la mauvaise communication. J'ai expliqué pourquoi je pense que c'est pas de la bonne communication.
Mais que ça soit discutable n'est pas du tout abordé dans l'article, loin de la. Et quand je dit "c'est flou", faut voir ce que disent les juristes. Par exemple, à la page 379 de The EU General Data Protection Regulation (GDPR): A Commentary, les auteurs semblent dire que cette exception, c'est pour des traitements qui sont autorisés par la loi (donc décidé de façon législative), proportionnés (et je pense qu'on peut dire que "pour 6 ans" et "pour une partie restreinte de l'administration, dans la mesure ou c'est requis par la tache" rentre dedans) et à condition d'avoir un bénéfice substantielle . Et il n'y a que la question de la substantialité qui reste flou, et je pense que dans la mesure ou ça touche à des questions de sécurité nationale (la partie sur le nucléaire) et/ou des questions administratives, il ne me parait pas dur de démontrer que ça rentre dans les clous (surtout quand ça requiert d'être combiné avec toute la chaîne de raisonnement de "prénom => trans => médical => article 9". Ça serait sans doute différent si il y avait eu des dérives liés au fichage du changement de prénom pour faire pencher la balance ailleurs, mais que je sache, il n'y en a pas eu pour le moment.
Si tu va voir sur le site de TGEU, l'ONG que cite la quadrature et qui bosse avec plein d'autres ONG de la société civile sur les questions trans, il y a plusieurs pages sur les problèmes (dans "issues"). La page Right to privacy a 7 articles sur 9 ans. La page Stigma & Backlash en a 30. La page Legal gender recognition a 132 pages.
Donc j'aurais tendance à dire que le sujet le plus préoccupant, c'est le dernier, pas le premier.
Les états les plus conservateurs qui ont fait le moindre truc contre les personnes trans ne se fatiguent pas avec un fichier, ils vont direct passer par des interdictions (exemple, la Hongrie et la Russie pour citer les plus proches géographiquement qui me viennent en tête, ou les différents états US comme la Floride, ou le Texas, etc).
C'est pas que le risque théorique n'existe pas, mais qu'il faut prendre le discours dans son contexte, et pas juste crier au loup 15 000 fois, parce qu'on sait comment se termine la fable.
Ouais, je pourrais, mais j'ai fait le choix de moinsser hier soir plutôt que de lâcher un pavé à minuit. Pavé que j'ai du écrire quand même au final vu que je fait visiblement parti des gens qui n'ont pas une réaction épidermique à l'idée que l'état garde des infos sous une forme différente, et que ça interpelle.