• [^] # Re: Le GIEC trop optimiste ?

    Posté par . En réponse au lien la "sensibilité climatique" possiblement plus grande qu'estimée jusqu'à présent et ses conséquences . Évalué à 4.

    Ben actuellement, de ce que j'en sais, ça chauffe plus vite que "prévu". Mais le consensus me semblait plus sur la question de la reduction des émission polluante par les navires de commerce et la diminution de la pollution de l'air (aérosol) et une conjoncture plus tôt favorable a un réchauffement (el-niño phase chaude, pas d'éruptions volcanique hormis une énorme qui a envoyé de la vapeur d'eau dans l'atmosphère et dont on cherche a qualifier l'impact et aussi un cycle solaire plutôt dans sa phase chaude).

    Cela dit, encore une fois, ce n'est pas si étonnant vis à vis des modèles si on prend en compte les incertitudes. On est toujours dans la marge d'imprévisibilité de l'exercice, et ce constat fait parti des dernier rapports du GIEC, de ce que j'en sais.

    Mais ce qui est discuté dans la vidéo, c'est que les modèles ayant une sensibilité plus importante et qui avait été plus ou moins écarté du fait qu'il n'était pas très bon pour reproduire le climat sur les temps anciens, se révèlent plutôt fiable pour prévoir le changement rapide actuel. Et ça interpelle les scientifiques. Mais pour le moment, c'est difficile d'en tirer des certitudes. ça révèle juste qu'on avance dans un territoire inconnu et donc, par nature, sujet à des "surprises".

    Et c'est quand on réalise cela, que l'on peut effectivement commençer à s'inquiéter. Et c'est plutôt sain, comme inquiétude.

    Ce problème de l'incertitude des modèles est très bien résumé par Hervé Douville ici:

    Entretien avec Hervé Douville : Les incertitudes du GIEC

    Il le dit lui même, on comprend de mieux en mieux pourquoi les modèles sont incertain, mais on "évite d'en parler" ou on utilise un vocabulaire mesuré pour ne pas entacher la crédibilité de la science à ce sujet. Mais c'est contreproductif. On devrait au contraire insister sur le fait qu'on a beaucoup d'incertitude sur l'avenir du climat et que cela doit, rationnellement, nous inciter a la prudence.

    Mais bon, on est pas spécialement, collectivement en tout cas, trés rationnel sur ces questions.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.