Muni de ces études préalables (et des éléments de cadrage, budget, planning), les architectes (ou assimilés) vont proposer des scénarios d'implémentation et un comité théodule ou un grand chef à plumes choisira "la bonne solution" qui pourra être éventuellement du cloud, dans ton cas du cloud certifié pour héberger des données de santé, et effectivement on peut se poser la question de savoir quelle confiance on peut avoir dans un "offreur de service" de cloud tazunien, indien, suisse, chinois ou même français.
Même français, nous l'avons vu tantôt, ce n'est pas parce qu'un cloud est proposé par un français qu'il est "souverain", qu'il est certifié pour les données de santé, ou même tout simplement que sa structure de capital est pérenne ou même que ses datacenters ne sont pas inondables (oui c'est à toi que je pense).
Un certain nombre de français essaient de proposer un offre qui tient la route, qui n'aura évidemment pas la puissance de frappe d'un AWS ou d'un Azure, mais qui sera largement suffisante pour héberger une appli RH. La bonne adéquation entre la classification des données et l'offre applicative (ici CEGID WittyFit) doit être confirmée dans le dossier d'architecture (ou équivalent). Tu peux essayer de demander à voir ces documents. Il est fort possible que l'on te réponde "Ils n'existent pas" (Pense à changer de boite) ou "Tu n'es pas habilité à les consulter" (La plupart des boites laissent ces documents dans des sharepoints ou autres visibles à tout le monde mais j'ai rien dit) ou "Ils sont rangés là mais ils ne sont pas à jour" (moindre mal, la partie intéressante devrait être bonne).
...
La question qui me chagrine, c'est de comprendre pourquoi les décideurs (pressés) décident parfois tout seul dans leur coin. J'ai bien une petite idée, j'ai fait plusieurs tours de manège récemment et je vois bien les inducteurs principaux.
# Choisir une offre cloud en fonction de la classification des données
Posté par Enzo Bricolo 🛠⚙🛠 . En réponse au journal Données sur la santé mentale des salariées hébergées dans les nuages. Évalué à 5.
"Ce type de données peuvent elles être stockées sans précautions spécifiques ?"
Non, quelles que soient les données, tout "projet" visant à les collecter et à les stocker/traiter doit faire l'objet d'une étude générale par des gens sérieux, en général un ou plusieurs architectes (ou "faisant office de", par exemple dans les "starteupes qui n'ont pas besoin d'architectes", comme "doctolib" ou "sncf connect", je pense que c'est un "senior ninja tenix dev"©TM qui fait l'étude).
La classification des données manipulées est en général confié à des experts métiers aidés par des RSSIs ou autre sachant capable de guider la démarche.
Ils vont regarder différents critères dont la confidentialité (vu de la boite), mais aussi les données personnelles (RGPD), ou d'autres subtilités (bancaire, aéronautique, etc.). Ils vont travailler sur différents scenarios de risques concernant les données, le système de traitement envisagé, les processus mis en place et toutes ces sortes de choses.
A la fin de l'étude, peut être que toutes les données seront qualifié de type "public", aucune données personnelles, aucun problème à l'horizon et le dossier sera balancé à un sous traitant quelconque, mais c'est assez rare. C'est même impossible pour une appli RH contenant des données persos (santé ou pas santé).
Muni de ces études préalables (et des éléments de cadrage, budget, planning), les architectes (ou assimilés) vont proposer des scénarios d'implémentation et un comité théodule ou un grand chef à plumes choisira "la bonne solution" qui pourra être éventuellement du cloud, dans ton cas du cloud certifié pour héberger des données de santé, et effectivement on peut se poser la question de savoir quelle confiance on peut avoir dans un "offreur de service" de cloud tazunien, indien, suisse, chinois ou même français.
Même français, nous l'avons vu tantôt, ce n'est pas parce qu'un cloud est proposé par un français qu'il est "souverain", qu'il est certifié pour les données de santé, ou même tout simplement que sa structure de capital est pérenne ou même que ses datacenters ne sont pas inondables (oui c'est à toi que je pense).
Un certain nombre de français essaient de proposer un offre qui tient la route, qui n'aura évidemment pas la puissance de frappe d'un AWS ou d'un Azure, mais qui sera largement suffisante pour héberger une appli RH. La bonne adéquation entre la classification des données et l'offre applicative (ici CEGID WittyFit) doit être confirmée dans le dossier d'architecture (ou équivalent). Tu peux essayer de demander à voir ces documents. Il est fort possible que l'on te réponde "Ils n'existent pas" (Pense à changer de boite) ou "Tu n'es pas habilité à les consulter" (La plupart des boites laissent ces documents dans des sharepoints ou autres visibles à tout le monde mais j'ai rien dit) ou "Ils sont rangés là mais ils ne sont pas à jour" (moindre mal, la partie intéressante devrait être bonne).
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La question qui me chagrine, c'est de comprendre pourquoi les décideurs (pressés) décident parfois tout seul dans leur coin. J'ai bien une petite idée, j'ai fait plusieurs tours de manège récemment et je vois bien les inducteurs principaux.