Tu peux argumenter que copyright et droit d'auteur sont fonctionnellement équivalents (ce qui en soit est débattable).
Ils ne sont pas fonctionnellement équivalents (ils diffèrent dans leur modalité et leurs droits conférés) mais ils ont la même finalité : déterminer les droits des auteurs, des éditeurs et le délit de contrefaçon.
Tu peux argumenter que l'exemple de proposition de loi ci-dessus serait inique et contraire à ce que Kant pense être juste mais en vrai il y a plein de lois iniques et c'est pas Kant qui en décide.
Assurément ton exemple de proposition de loi est inique, tout comme Kant trouverait inique l'ampleur et la proportion qu'ont pris les droits d'auteurs aujourd'hui (voir les cas pratiques qu'il étudie à la fin de son article). Néanmoins, le délit de contrefaçon reposant sur le principe « nul ne peut s'exprimer en mon nom sans avoir reçu mandat pour cela (ce qui est le cas de l'éditeur) », j'ai du mal à trouver juste que l'on puisse rejeter ce principe (et donc les droits d'auteur, puisqu'ils s'ensuivent nécessairement).
Et inversement. Tu te focalises sur l'aspect juridique alors qu'à la base on te parle de cohérence morale.
Je me focalise dessus parce que je ne peux traiter le point de vue moral tout en éludant le point de vue juridique. Une morale, toute cohérente qu'elle puisse être, qui se permettrait de dénier à autrui un droit plus que légitime, sans même s'enquérir de la légitimité d'un tel droit, ce n'est pas seulement une morale que je ne peux faire mienne, mais une morale avec laquelle je me torche. ;-)
Je ne comprend pas ton argument. Je peux imaginer une personne bafouant le copyleft qui soit moralement cohérente. Je ne pense pas pouvoir adhérer à cette morale moi même mais c'est pas le sujet.
Je réponds ici à ce commentaire. Je me suis focalisé sur le copyleft parce que tu parlais de licences GNU. D'où ma conclusion d'un partisan du copyleft qui ferait l'éloge du copyfree (ce qui, là, ne donnerait pas lieu à une incohérence logique).
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Planète à gogos
Posté par kantien . En réponse au journal [Trolldi] La Big Tech vous souhaite une très belle réflexion existentielle. Évalué à 3. Dernière modification le 18 janvier 2024 à 17:53.
Ils ne sont pas fonctionnellement équivalents (ils diffèrent dans leur modalité et leurs droits conférés) mais ils ont la même finalité : déterminer les droits des auteurs, des éditeurs et le délit de contrefaçon.
Assurément ton exemple de proposition de loi est inique, tout comme Kant trouverait inique l'ampleur et la proportion qu'ont pris les droits d'auteurs aujourd'hui (voir les cas pratiques qu'il étudie à la fin de son article). Néanmoins, le délit de contrefaçon reposant sur le principe « nul ne peut s'exprimer en mon nom sans avoir reçu mandat pour cela (ce qui est le cas de l'éditeur) », j'ai du mal à trouver juste que l'on puisse rejeter ce principe (et donc les droits d'auteur, puisqu'ils s'ensuivent nécessairement).
Je me focalise dessus parce que je ne peux traiter le point de vue moral tout en éludant le point de vue juridique. Une morale, toute cohérente qu'elle puisse être, qui se permettrait de dénier à autrui un droit plus que légitime, sans même s'enquérir de la légitimité d'un tel droit, ce n'est pas seulement une morale que je ne peux faire mienne, mais une morale avec laquelle je me torche. ;-)
Je réponds ici à ce commentaire. Je me suis focalisé sur le copyleft parce que tu parlais de licences GNU. D'où ma conclusion d'un partisan du copyleft qui ferait l'éloge du copyfree (ce qui, là, ne donnerait pas lieu à une incohérence logique).
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.