Je ne suis pas trop d’accord, puisque les personnes s’accordant sur le copyright sont donc normallement en phase avec le principe et donc se doivent de le respecter.
La question n'est pas de savoir si tu es d'accord ou non, mais si tu sais raisonner pour mesurer les conséquences juridiques de ces principes. En l'absence de droit d'auteur, il est impossible de faire respecter les principes du copyleft.
En vertu du principe d'égalité juridique (nul ne peut revendiquer un droit sur autrui, sans conférer à cette personne les même droits dans les mêmes circonstances), si l'on prone le principe de « bafouer les licences d'oeuvres propriétaires », on confère le droit de bafouer les licences GPL. Alors on pourra toujours, en restant cohérent avec ses principes, bien que hors la loi, distribuer des binaires dérivés de code GPL, mais on n'aura aucun moyen d'en avoir le code source. ;-)
Ceux qui veulent pervertir le copyright ont déjà décidé que moralement le copyright n’était pas souhaitable et n’ont donc pas de raison intrinsèque (autre qu’une autre raison comme la loi) de le respecter.
Le droit se contrefout comme d'une guigne de la morale. Lorsque l'on rejette un principe juridique, il ne faut pas chercher à savoir si celui-ci est immoral mais s'il est inique. Ce que n'est pas le droit d'auteur : De l'illégitimité de la contrefaçon des livres, par Emmanuel Kant.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Planète à gogos
Posté par kantien . En réponse au journal [Trolldi] La Big Tech vous souhaite une très belle réflexion existentielle. Évalué à 3. Dernière modification le 18 janvier 2024 à 08:11.
La question n'est pas de savoir si tu es d'accord ou non, mais si tu sais raisonner pour mesurer les conséquences juridiques de ces principes. En l'absence de droit d'auteur, il est impossible de faire respecter les principes du copyleft.
En vertu du principe d'égalité juridique (nul ne peut revendiquer un droit sur autrui, sans conférer à cette personne les même droits dans les mêmes circonstances), si l'on prone le principe de « bafouer les licences d'oeuvres propriétaires », on confère le droit de bafouer les licences GPL. Alors on pourra toujours, en restant cohérent avec ses principes, bien que hors la loi, distribuer des binaires dérivés de code GPL, mais on n'aura aucun moyen d'en avoir le code source. ;-)
Le droit se contrefout comme d'une guigne de la morale. Lorsque l'on rejette un principe juridique, il ne faut pas chercher à savoir si celui-ci est immoral mais s'il est inique. Ce que n'est pas le droit d'auteur : De l'illégitimité de la contrefaçon des livres, par Emmanuel Kant.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.