décourager totalement les américains de faire des efforts : ne pas dépasser 2T pourrait signifier pour eux ÷10, alors qu'en argumentant sur une moyenne, l'effort pourrait être moindre (÷3).
Je ne comprends pas l'argument. J'ai l'impression que tu essayes de dire "Diviser l'empreinte carbone du pays par 10, ce serait socialement inacceptable, alors que par 3, ça le serait". Qu'on nous demande de diviser nos émissions par 3, 5, 10 ou 1,42 , le fait est que les réductions d'émissions de GES qu'on fait par-ci par-là restent ridicules par-rapport à l'objectif fixé. Le manque de motivation n'est pas spécifique aux pays de plus de 20tCO2eq/hab/an.
Soit on admet que les conséquences du réchauffement climatique seront pires que les conséquences de la baisse d'utilisation des énergies fossiles, et dans ce cas on accepte de faire l'effort nécessaire pour atteindre l'objectif , soit on se dit qu'une baisse significative et volontaire d'utilisation des énergies fossiles est inacceptable quelles que soient les conséquences climatiques, et dans ce cas c'est pas en se disant "on va diviser par 3 au lieu de 10" que ça va changer quoi que ce soit.
Après ça ne me rassure qu'un peu, car tel que tu le présentes, ça peut sembler préfigurer un marché des droits à émettre, qui permettrait aux plus riches de se dédouaner d'un effort collectif en en rachetant à bon compte, avec pas mal de dérives possibles (voir dans un genre assez proche le marché du carbone européen).
L'objectif des 2°C et sa conséquence des 2tCO2eq/hab/an est un objectif global. Les États sont souverains et libre à eux de l'implémenter chez eux comme ils le veulent. Au sein d'un pays on peut par exemple choisir de gérer le truc de façon très communiste et fixer un plafond d'émissions carbone indépassable pour chaque citoyen, qu'il soit riche ou pauvre. Tout comme on peut choisir de gérer le truc de façon très libérale où chacun peut acheter des droits d'émission à quelqu'un d'autre (ce qui ne constitue pas un "dédouanement de la part des riches", puisque les riches contribuent à l'effort collectif sous forme d'argent. On a le droit de trouver ça inéquitable et injuste, mais dire qu'ils ne contribuent pas est faux). Et entre les deux il y a tout un gradient de possibilités. L'implémentation est une affaire politique, qui dépend de l'acceptabilité sociale, elle-même liée à la culture de la population, au niveau de richesse du pays, aux moyens de l'appareil étatique, etc.
[^] # Re: Évolution de l'aviation
Posté par eingousef . En réponse au journal L'aviation a-t-elle un avenir ?. Évalué à 3.
Je ne comprends pas l'argument. J'ai l'impression que tu essayes de dire "Diviser l'empreinte carbone du pays par 10, ce serait socialement inacceptable, alors que par 3, ça le serait". Qu'on nous demande de diviser nos émissions par 3, 5, 10 ou 1,42 , le fait est que les réductions d'émissions de GES qu'on fait par-ci par-là restent ridicules par-rapport à l'objectif fixé. Le manque de motivation n'est pas spécifique aux pays de plus de 20tCO2eq/hab/an.
Soit on admet que les conséquences du réchauffement climatique seront pires que les conséquences de la baisse d'utilisation des énergies fossiles, et dans ce cas on accepte de faire l'effort nécessaire pour atteindre l'objectif , soit on se dit qu'une baisse significative et volontaire d'utilisation des énergies fossiles est inacceptable quelles que soient les conséquences climatiques, et dans ce cas c'est pas en se disant "on va diviser par 3 au lieu de 10" que ça va changer quoi que ce soit.
L'objectif des 2°C et sa conséquence des 2tCO2eq/hab/an est un objectif global. Les États sont souverains et libre à eux de l'implémenter chez eux comme ils le veulent. Au sein d'un pays on peut par exemple choisir de gérer le truc de façon très communiste et fixer un plafond d'émissions carbone indépassable pour chaque citoyen, qu'il soit riche ou pauvre. Tout comme on peut choisir de gérer le truc de façon très libérale où chacun peut acheter des droits d'émission à quelqu'un d'autre (ce qui ne constitue pas un "dédouanement de la part des riches", puisque les riches contribuent à l'effort collectif sous forme d'argent. On a le droit de trouver ça inéquitable et injuste, mais dire qu'ils ne contribuent pas est faux). Et entre les deux il y a tout un gradient de possibilités. L'implémentation est une affaire politique, qui dépend de l'acceptabilité sociale, elle-même liée à la culture de la population, au niveau de richesse du pays, aux moyens de l'appareil étatique, etc.
*splash!*