Quelques pistes sur ce qui m'a rendu plus serein au fil des décennies :
quand on met beaucoup de temps à peser tous les éléments d'un problème, au point de ne pas rendre de décision à temps, bien se souvenir que ne rien faire c'est aussi un choix : parfois pire que tous les autres
peser rapidement la criticité et la réversibilité du choix : au fond, si on peut gérer les conséquences de toutes les options et que rien de déterminant ne les distingue, le hasard n'est pas si mal (il est même grisant quand on a trop l'habitude de prendre des décisions déterministes)
pour les choix d'achats, qui m'ont longtemps posé problème, je me pose maintenant la question : "au final, ai-je vraiment besoin de ça ?" (spoiler, la réponse est souvent non). Pour ça, plusieurs outils :
est-ce que c'est un truc qui me rend plus riche d'une manière qui compense le temps de travail que j'ai passé pour rassembler l'argent requis
est-ce que c'est un truc qui va sans doute croupir comme 1001 autres dans un coin de la maison
est-ce que je n'ai pas un autre projet plus prioritaire auquel je tiens vraiment qui requiert d'économiser
est-ce que au dernier jour de ma vie je pourrais me dire que c'était futile. En perdant des proches, ce point là a vraiment pris de l'importance : j'essaie de ne pas avoir un inventaire astronomique qui cause du souci à mes proches quand je ne serai plus.
pour le cas précis des cadeaux : j'ai arrêté de trop me soucier pour les occasions artificielles (noël, anniversaire), juste un petit quelque-chose symbolique et consommable qui plaise à la personne. La présence et l'attitude est mille fois plus importante pour créer un moment précieux. Et je me focalise sur quand les gens ont un besoin, un projet, sinon on contribue à l'accumulation de trucs inutiles dont on culpabilise (ou pas) de se débarrasser.
# Vaste sujet
Posté par mrlem (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal HS : Comment prenez-vous des décision dans la vie de tous les jours ?. Évalué à 2. Dernière modification le 05 janvier 2024 à 14:12.
Quelques pistes sur ce qui m'a rendu plus serein au fil des décennies :
quand on met beaucoup de temps à peser tous les éléments d'un problème, au point de ne pas rendre de décision à temps, bien se souvenir que ne rien faire c'est aussi un choix : parfois pire que tous les autres
peser rapidement la criticité et la réversibilité du choix : au fond, si on peut gérer les conséquences de toutes les options et que rien de déterminant ne les distingue, le hasard n'est pas si mal (il est même grisant quand on a trop l'habitude de prendre des décisions déterministes)
pour les choix d'achats, qui m'ont longtemps posé problème, je me pose maintenant la question : "au final, ai-je vraiment besoin de ça ?" (spoiler, la réponse est souvent non). Pour ça, plusieurs outils :
pour le cas précis des cadeaux : j'ai arrêté de trop me soucier pour les occasions artificielles (noël, anniversaire), juste un petit quelque-chose symbolique et consommable qui plaise à la personne. La présence et l'attitude est mille fois plus importante pour créer un moment précieux. Et je me focalise sur quand les gens ont un besoin, un projet, sinon on contribue à l'accumulation de trucs inutiles dont on culpabilise (ou pas) de se débarrasser.