profondément convaincu que le compromis patiemment négocié permet plus sûrement de lutter contre les inégalités que les promesses incandescentes de Grand Soir
De toutes les luttes de population il y a toujours eu cette dualité. Pour autant elles n'ont pas à être mise en opposition. Elles s'alimentent l'une l'autre. L'existence et les discours des plus radicaux pèsent dans la balance lors de négociations et les échecs de négociations donnent du crédit aux radicaux.
Les visions manichéennes ce n'est pas ça d'avoir de la hauteur comme l'édito aimerait s'en convaincre. C'est de laisser derrière soit sa propre position et de regarder la vue d'ensemble des dynamiques.
La concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit.
La concurrence ne stimule pas quand elle met en concurrence des systèmes sociaux très différents. Elle conduit à la destruction des acquis sociaux pourtant issus de sa famille politique. La solidarité, il aura fallu une pandémie pour qu'on puisse la voir. Avant ça la Grèce n'a trouvé de solidarité ni dans les mots ni dans les faits quand elle s'est trouvée en difficulté. Pour ce qui est de la coopération les partenaires européens préfèrent souvent acheter hors UE plutôt que de risquer d'aider un concurrent européen.
Est-ce que c'est être guidé par ce mantra que d'observer qu'il n'est pas respecté et de ne pas continuer comme les 60 années précédentes ?
L'UE a été créé avec un idéal qui disait que plus on crée de dépendance économique entre les peuples moins on a de guerre. C'est particulièrement intéressant pour ceux qui ont les moyens de bénéficier de cette mondialisation. Mais l'arrivée et la continuation de conflits donne du plomb dans l'aile de cette théorie.
Le non suivi du brexit a donné un coup de semonce à l'UE : elle doit se battre pour exister et ne pas croire que son existence est acquise quelque soit les choix qui sont faits.
Les radicaux ont contribués à certains changements dans la politique de l'UE.
Contrairement à ceux (1) qui plaident un jour pour la sortie de l’Union, ou celle de l’euro, pour ensuite changer d’avis, Jacques Delors n’avait jamais varié dans ses convictions.
Changer d'avis n'est pas négatif et l'incapacité crasse des politiques de changer d'avis et par extension le fait de mettre de l'ego dans leur décision est un énorme problème dans la politique actuelle.
[^] # Re: Le double héritage de Jacques Delors
Posté par barmic 🦦 . En réponse au journal Disparition de Jacques Delors. Évalué à 6.
De toutes les luttes de population il y a toujours eu cette dualité. Pour autant elles n'ont pas à être mise en opposition. Elles s'alimentent l'une l'autre. L'existence et les discours des plus radicaux pèsent dans la balance lors de négociations et les échecs de négociations donnent du crédit aux radicaux.
Les visions manichéennes ce n'est pas ça d'avoir de la hauteur comme l'édito aimerait s'en convaincre. C'est de laisser derrière soit sa propre position et de regarder la vue d'ensemble des dynamiques.
La concurrence ne stimule pas quand elle met en concurrence des systèmes sociaux très différents. Elle conduit à la destruction des acquis sociaux pourtant issus de sa famille politique. La solidarité, il aura fallu une pandémie pour qu'on puisse la voir. Avant ça la Grèce n'a trouvé de solidarité ni dans les mots ni dans les faits quand elle s'est trouvée en difficulté. Pour ce qui est de la coopération les partenaires européens préfèrent souvent acheter hors UE plutôt que de risquer d'aider un concurrent européen.
Est-ce que c'est être guidé par ce mantra que d'observer qu'il n'est pas respecté et de ne pas continuer comme les 60 années précédentes ?
L'UE a été créé avec un idéal qui disait que plus on crée de dépendance économique entre les peuples moins on a de guerre. C'est particulièrement intéressant pour ceux qui ont les moyens de bénéficier de cette mondialisation. Mais l'arrivée et la continuation de conflits donne du plomb dans l'aile de cette théorie.
Le non suivi du brexit a donné un coup de semonce à l'UE : elle doit se battre pour exister et ne pas croire que son existence est acquise quelque soit les choix qui sont faits.
Les radicaux ont contribués à certains changements dans la politique de l'UE.
Changer d'avis n'est pas négatif et l'incapacité crasse des politiques de changer d'avis et par extension le fait de mettre de l'ego dans leur décision est un énorme problème dans la politique actuelle.
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll