Un bon joueur va exploser un programme qui joue en fonction des probabilités, ça sera très facile de deviner son jeu. Mais honnêtement, je ne vois pas comment un alphaPoker correctement entraîné ne pourrait pas plumer tout joueur humain; justement, un programme qui s'entraine contre lui-même va apprendre à rendre son jeu imprévisible.
Ce qui incite un joueur de poker à, volontairement, ne pas suivre strictement les probabilités, c’est de percevoir une possibilité de profiter d’un avantage psychologique, ou de l’induire en provoquant un doute chez l’adversaire. Détecter une telle faille psychologique n’est pas possible à partir des mains précédentes, ou même des mains précédentes joués par l’adversaire dans toutes les parties qu’il a jouées auparavant (ce qui est de toute manière humainement impossible). Même si on peut imaginer quelques règles pour obtenir un comportement similaire (prise en compte d’un bad beat subis par un joueur ou d’une relance aggressive, temps mis par le joueur pour jouer, etc...)
Quand je parle de probabilités c’est avec une prise en compte non seulement des probabilités de tirage, mais aussi du montant des mises, des tapis des joueurs et des mains précédentes connus du joueur (ie: la probabilité que le joueur bluffe, et donc ne joue pas strictement selon la probabilité « mathématique » liée aux cartes et aux mises...)
rendre son jeu imprévisible
Il ne suffit pas d’avoir un jeu imprévisible, ce serait trop simple... ^^. C’est là toute la beauté du poker, on peut éventuellement gagner une partie en jouant n’importe comment, mais si on joue tout le temps n’importe comment, au fil des parties on finira perdant globalement.
Un ordinateur qui jouerait « vraiment » au poker devrait être en mesure d’analyser ce qui relève du langage corporel, de l’aspect comportemental, des conditions extérieures dans lesquelles se déroule la partie (horaire, durée, public, etc...). Alors que pour le Go ou les échecs ces facteurs ne revêtent pas une telle importance. Ils ne sont pas totalement absents mais le jeu ne repose pas sur ces facteurs, alors que c’est précisément ce sur quoi repose le poker une fois la base probabiliste maîtrisée.
[^] # Re: Pour combien de temps ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au lien À ce jour, toutes les intelligences artificielles butent sur les maths . Évalué à 3.
Ce qui incite un joueur de poker à, volontairement, ne pas suivre strictement les probabilités, c’est de percevoir une possibilité de profiter d’un avantage psychologique, ou de l’induire en provoquant un doute chez l’adversaire. Détecter une telle faille psychologique n’est pas possible à partir des mains précédentes, ou même des mains précédentes joués par l’adversaire dans toutes les parties qu’il a jouées auparavant (ce qui est de toute manière humainement impossible). Même si on peut imaginer quelques règles pour obtenir un comportement similaire (prise en compte d’un bad beat subis par un joueur ou d’une relance aggressive, temps mis par le joueur pour jouer, etc...)
Quand je parle de probabilités c’est avec une prise en compte non seulement des probabilités de tirage, mais aussi du montant des mises, des tapis des joueurs et des mains précédentes connus du joueur (ie: la probabilité que le joueur bluffe, et donc ne joue pas strictement selon la probabilité « mathématique » liée aux cartes et aux mises...)
Il ne suffit pas d’avoir un jeu imprévisible, ce serait trop simple... ^^. C’est là toute la beauté du poker, on peut éventuellement gagner une partie en jouant n’importe comment, mais si on joue tout le temps n’importe comment, au fil des parties on finira perdant globalement.
Un ordinateur qui jouerait « vraiment » au poker devrait être en mesure d’analyser ce qui relève du langage corporel, de l’aspect comportemental, des conditions extérieures dans lesquelles se déroule la partie (horaire, durée, public, etc...). Alors que pour le Go ou les échecs ces facteurs ne revêtent pas une telle importance. Ils ne sont pas totalement absents mais le jeu ne repose pas sur ces facteurs, alors que c’est précisément ce sur quoi repose le poker une fois la base probabiliste maîtrisée.