• [^] # Re: Apprximation

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Petitboot sur ARM, le bon, le bad et le ugly. Évalué à 9.

    Si je me souviens bien, le TO7-70 avait son système sur une "cartouche" (qui était probablement adressable directement par le processeur) avec, au choix, Basic ou Logo.

    Il y avait quand même une ROM interne (le "moniteur") pour afficher un écran demandant d'insérer une cartouche, et contenant du code commun permettant de faire les opérations de base (lire le clavier, afficher du texte, ...). Un genre de BIOS, donc.

    Particularité intéressante (ou pas): cette ROM fait seulement 6Ko et elle est intégrée dans le composant "PIA" 6846, qui regroupe aussi un timer et des entrées-sorties.

    La cartouche est effectivement adressable directement. Mais cela utilise de l'espace mémoire qui aurait pu être attribué à de la RAM. Pas vraiment un problème sur le TO7 (la RAM était trop chère à l'époque pour remplir même seulement 64Ko d'espace mémoire avec), mais les machines suivantes vont ajouter tout un système de "banques" permettant de déconnecter la cartouche et de mettre de la RAM à la place. Par contre la ROM interne reste toujours en place, ce qui est bien dommage. D'autres ordinateurs permettent de n'avoir que de la RAM, et cela apporte une flexibilité bien appréciable.

    Dans les ordinateurs qui n'ont presque pas de BIOS, on peut citer l'Amstrad PCW: seulement 256 octets de code, qui sont stockés dans le contrôleur de l'imprimante et envoyés au CPU dans un ordre fixe (pas directement addressables). Il y a juste de quoi lire un secteur de la disquette, et l'exécuter, après une initialisation minimale du matériel. Tout le reste est chargé depuis la disquette. Si le lecteur de disquette ne fonctionne pas, la machine devient complètement inutilisable et ne peut même pas afficher un message d'erreur.