• [^] # Re: le plus simple

    Posté par . En réponse au lien eIDAS : l'UE veut imposer aux navigateurs de ne pas faire de contrôle de sécurité. Évalué à 2.

    Question difficile. Pour l'instant tous les bords politiques ayant gouverné semblent avoir cédé aux sirènes du sécuritaire. Est-ce que les politiques votent ce genre de lois parce qu'ils sont sincèrement convaincus de leur pertinence et de leur efficacité et que ça n'aura aucune conséquence sur la démocratie ? (incompétence numérique, minimisation des conséquences) Est-ce le terrorisme et les tensions avec la Russie et la Chine qui foutent les jetons à nos dirigeants ? (paranoïa) Est-ce qu'il y a un lobbying plus important qu'il n'y paraît pour vendre les technologies du sécuritaire (ex. Pegasus) et qui sert des intérêts économiques de quelques entreprises au mépris de l'intérêt général ? (cupidité, appât du gain) Est-ce que les francs-maçons-plombiers-chauffagistes illuminati reptiliens veulent contrôler nos cerveaux à l'aide de puces Covid-19 diffusées par réseau 5G Etherweb laser aux extraits d'arnica bio ? (complot galactique)

    Bon, j'ai peut-être un peu forcé sur le pastis en rédigeant la dernière question.

    Plus sérieusement, ces questions (sauf la dernière bien sûr) méritent d'être posées avec le moins d'a priori possible. Il faut vraiment savoir d'où vient exactement cette frénésie sécuritaire pour pouvoir y apporter une réponse.

    Il y a un autre problème infiniment plus grand : le citoyen lambda n'a pas conscience du risque pour la démocratie si cet arsenal juridique et technologique tombait entre de mauvaises mains (genre en 2027), ou alors s'en tape éperdument tant qu'il a sa petite dose de GAFAM sur son smartphone. Du coup, nous autres technophiles un peu plus sensibilisés à la question passons pour des paranoïaques ou, pire, pour des complotistes. Par conséquent, même si on trouvait la source du mal et qu'on pouvait le guérir, il n'est pas garanti que Monsieur tout le monde réponde favorablement (ex. à travers le vote ou le lobbying auprès de nos représentants). Peut-être faudrait-il sensibiliser les jeunes notamment sur la question des droits numériques.

    Nec spe, nec metu