Mais réduire ça à des questions purement homme/femme masque beaucoup d'autres soucis. Par exemple, ça occulte le caractère raciste de certaines agressions (voir, quitte à être polémique, les dénonciations fausses d'agression sur fond de racisme), mais aussi les questions de classe, de handicap, de sexualité, etc.
Par exemple (et parce que j'ai le rapport en tête car il est récent), en 2019, la FRA a réalisé une étude sur les populations LGBTQI et les différentes ONGs du secteur ont sorti des rapports dessus. L'ILGA Europe a publié y a 2 mois ce rapport, et on voit le rôle important joué par le handicap dans les violences notamment sexuelles à la page 9.
Autre exemple, les violences conjugales dans les couples de femmes, ça existe. Mais en France, on en parle quasiment pas .
Il y a grosso modo 1 an, il y a eu un mouvement #metoolesbien. Quasiment personne dans la presse spécialisée n'en a parlé, au contraire de la presse généraliste (cf Liberation, Huffington Post).
Et du coup, je pense qu'on peut se poser la question en effet des impacts de la focalisation genré du discours à l'exclusion de tout le reste. Ici, ça aboutit à l'isolement de victimes qui rentrent pas dans les cases des victimes types, car elles n'envisagent pas que ça puisse leur arriver.
Ça a aussi comme conséquence d'ouvrir un boulevard aux discours de groupes d’extrême droite comme les Antigones ou le collectif Némésis, vu que ça colle quand même pas mal avec leur vision du monde via l'application du discours de façon sélective.
[^] # Re: Un contrat pour toute relation?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Macron s'oppose à l'Europe qui voudrait que le viol soit caractérisé par l’absence de consentement . Évalué à 8.
Mais réduire ça à des questions purement homme/femme masque beaucoup d'autres soucis. Par exemple, ça occulte le caractère raciste de certaines agressions (voir, quitte à être polémique, les dénonciations fausses d'agression sur fond de racisme), mais aussi les questions de classe, de handicap, de sexualité, etc.
Par exemple (et parce que j'ai le rapport en tête car il est récent), en 2019, la FRA a réalisé une étude sur les populations LGBTQI et les différentes ONGs du secteur ont sorti des rapports dessus. L'ILGA Europe a publié y a 2 mois ce rapport, et on voit le rôle important joué par le handicap dans les violences notamment sexuelles à la page 9.
Autre exemple, les violences conjugales dans les couples de femmes, ça existe. Mais en France, on en parle quasiment pas .
Il y a grosso modo 1 an, il y a eu un mouvement #metoolesbien. Quasiment personne dans la presse spécialisée n'en a parlé, au contraire de la presse généraliste (cf Liberation, Huffington Post).
En 2021, la fédération LGBTI a fait une campagne en 2021, mais pareil, personne n'en a parlé (j'ai découvert ça sur un blog qui parle de #metoolesbien, alors que j'ai quand même tendance à me tenir au courant).
Et du coup, je pense qu'on peut se poser la question en effet des impacts de la focalisation genré du discours à l'exclusion de tout le reste. Ici, ça aboutit à l'isolement de victimes qui rentrent pas dans les cases des victimes types, car elles n'envisagent pas que ça puisse leur arriver.
Ça a aussi comme conséquence d'ouvrir un boulevard aux discours de groupes d’extrême droite comme les Antigones ou le collectif Némésis, vu que ça colle quand même pas mal avec leur vision du monde via l'application du discours de façon sélective.