J'oralise aussi, et je suis contre les acronymes non prononçables. C'est-à-dire que lire SNCF (èssènséèf) est plus long à lire que SMIC. Au point qu'en lecture rapide, je lis « sneuf », mais c'est un contournement que je n'ai que pour les acronymes hyper fréquents. J'oralise tellement que j'ai tendance à tirer la dernière syllabe pour les mots féminins qui finissent par un « e » (je mettrai une voyelle courte sur le é de enchanté, mais long sur celui de enchantée).
Un mot comme agriculteur.trice, je vocalise « agriculteurtrice ». C'est un nouveau mot (dur à prononcer, en plus). Je ne sais pas comment expliquer ça a des gens qui ne vocalisent pas, mais dire que ça se prononce « agriculteur et agricultrice », ça ne marche pas, mon cerveau n'est pas cablé comme ça. Quand à la complexité, ce n'est pas « un peu de sucre », mais encore une fois, comment expliquer ça ? C'est plus comme de la traduction de langue étrangère à la volée (en moins complexe, mais c'est l'idée). Lire contre et non pas avec son cerveau.
La langue française est déjà bien assez compliquée, car le lien écriture-prononciation est complexe, alors pitié, qu'on simplifie et régularise la langue, pas qu'on la complexifie. L’opposition au point médian (et pas à l'écriture inclusive de manière générale) n'est pas qu'un délire réactionnaire.
[^] # Re: avis partial
Posté par Gabbro . En réponse au lien «En français, le masculin fait l’homme, le dominant, il ne "fait pas le neutre"» (article partiel). Évalué à 4. Dernière modification le 08 novembre 2023 à 21:44.
J'oralise aussi, et je suis contre les acronymes non prononçables. C'est-à-dire que lire SNCF (èssènséèf) est plus long à lire que SMIC. Au point qu'en lecture rapide, je lis « sneuf », mais c'est un contournement que je n'ai que pour les acronymes hyper fréquents. J'oralise tellement que j'ai tendance à tirer la dernière syllabe pour les mots féminins qui finissent par un « e » (je mettrai une voyelle courte sur le é de enchanté, mais long sur celui de enchantée).
Un mot comme agriculteur.trice, je vocalise « agriculteurtrice ». C'est un nouveau mot (dur à prononcer, en plus). Je ne sais pas comment expliquer ça a des gens qui ne vocalisent pas, mais dire que ça se prononce « agriculteur et agricultrice », ça ne marche pas, mon cerveau n'est pas cablé comme ça. Quand à la complexité, ce n'est pas « un peu de sucre », mais encore une fois, comment expliquer ça ? C'est plus comme de la traduction de langue étrangère à la volée (en moins complexe, mais c'est l'idée). Lire contre et non pas avec son cerveau.
La langue française est déjà bien assez compliquée, car le lien écriture-prononciation est complexe, alors pitié, qu'on simplifie et régularise la langue, pas qu'on la complexifie. L’opposition au point médian (et pas à l'écriture inclusive de manière générale) n'est pas qu'un délire réactionnaire.