2/... Autant dire que personne n'a jamais pu observer la moindre corrélation entre le régime des genres dans une langue (masculin, féminin, neutre) et l'avancée effective du droit des femmes. Le patriarcat se porte admirablement bien dans des langues non genrées.
Il ne faut pas confondre un modèle de société avec une perception individuelle. Nos sociétés sont sexistes quelque soit le langage mais si le langage y participait, ne serait-ce pas une raison pour le faire évoluer ?
3/Dans la quasi-totalité des langues où le genre neutre n'existe pas, le masculin assume la fonction du neutre, en tant que genre non marqué. Ce n'est pas l'Académie qui introduit le sexisme dans la langue, mais les inclusivistes qui introduisent la paranoïa dans la langue.
Les quelques études qui ont été réalisées sur le sujet tendent à trouver que le genre engendre un biais. Quant à dissocier l'académie française et sexisme, ça me parait compliqué : 11 femmes sur plus de 700 personnes et aujourd'hui, 6 sur 40. A l'image de notre société, l'académie est sexiste.
5/Alors, si ça amuse quelques militants ou pénitents d'instaurer le féminin générique (oui !), qu'ils sachent qu'on ne change pas une langue par décret (ni académique ni universitaire). Ils ne satisfont là que leur nombrilisme ou leur exhibitionnisme vertueux. Vanité des vanités.
Tandis que vouloir figer une langue vivante est ... ? Oui, la langue se change par l'usage donc quel tort ont ces militant.e.s de vouloir utiliser la langue selon leur conception de la langue ? De mémoire, j'avais vu les conditions d'utilisation de Facebook en 2012 en anglais. A l'époque, le féminin "she" était utilisé pour désigner "an user".
6/On pourrait aussi citer l'allemand comme modèle d'inclusivité. Là où nous disons "ils" (pour désigner soit un groupe d'hommes, soit un groupe mixte), les Allemands disent "elles" tout le temps (hommes, femmes ou mélange). La femme allemande en a tiré toutes sortes d'avantages.
Avec des exemples, c'est facile de voir ce qu'on veut voir. L'Allemagne et le Royaume-Uni sont deux pays qui ont eu des dirigeantes. J'y vois donc un signe que la langue a un impact sur la possibilité d'une femme de se faire élire à la tête d'un pays.
[^] # Re: on dirait que ça ne joue pas
Posté par nico4nicolas . En réponse au lien «En français, le masculin fait l’homme, le dominant, il ne "fait pas le neutre"» (article partiel). Évalué à -1.
Il ne faut pas confondre un modèle de société avec une perception individuelle. Nos sociétés sont sexistes quelque soit le langage mais si le langage y participait, ne serait-ce pas une raison pour le faire évoluer ?
Les quelques études qui ont été réalisées sur le sujet tendent à trouver que le genre engendre un biais. Quant à dissocier l'académie française et sexisme, ça me parait compliqué : 11 femmes sur plus de 700 personnes et aujourd'hui, 6 sur 40. A l'image de notre société, l'académie est sexiste.
Tandis que vouloir figer une langue vivante est ... ? Oui, la langue se change par l'usage donc quel tort ont ces militant.e.s de vouloir utiliser la langue selon leur conception de la langue ? De mémoire, j'avais vu les conditions d'utilisation de Facebook en 2012 en anglais. A l'époque, le féminin "she" était utilisé pour désigner "an user".
Avec des exemples, c'est facile de voir ce qu'on veut voir. L'Allemagne et le Royaume-Uni sont deux pays qui ont eu des dirigeantes. J'y vois donc un signe que la langue a un impact sur la possibilité d'une femme de se faire élire à la tête d'un pays.