Oui, mais à l'oral tu n'as pas le point médian, tu as « les étudiants et étudiantes », pour lesquels tu as naturellement mis le masculin en premier d'ailleurs.
Le point médian a disparu.
Comment tu fais adopter la forme alors ?
Incomparable avec Mme untel, il s'agit d'une abréviation extrêmement commune, utilisée souvent dans les endroits où la place est limitée, genre plaque, carte de visite etc. Et on peut tout aussi aisément écrire madame, docteur, etc.
L'écriture ancienne avec parenthèses, les étudiant(e)s, passe très bien à l'écrit aussi, le point médian fonctionne, mais ça reste une notation de tracts, ou de prospectus, d'endroit où l'espace est limité.
Arlette disait très clairement « travailleurs, travailleuses, on vous blablate, etc. », les discours commencent souvent par « Mesdames et messieurs ».
L'oral aura toujours la forme longue, parce que ni les parenthèses, ni le point médian, ne s'oralisent.
Et je dis qu'une solution qui s'oraliserait, et qu'on pourrait entendre dans le métro, aurait plus de chance de changer des choses que ces notations.
Et pour répondre à Ysabeau, je parlais spécifiquement de ces notations, et pas du tout de l'écriture inclusive en général, pour pointer ce qui me semble être leur défaut majeur.
Et je précise que ça n'est pas une raison pour ne pas les utiliser, il n'y a pas de raison de ne pas avancer sur tous les fronts à la fois.
Juste que ce n'est pas suffisant, et qu'il faut penser l'oralisation du texte aussi, pour que le message passe complètement.
Dans ma tête, il m'est tout aussi simple de lire « les étudiant.es » comme « les étudiants », ou « les étudiantes », ou encore « les étudiantes et les étudiants ».
Si je suis masculiniste, je vais transcrire l'écriture médiane en masculin dans ma tête, et elle n'aura pas servi à inclure qui que ce soit.
Alors que si je vois écrit noir sur blanc « les étudiantes et les étudiants », impossible de passer à côté, impossible de se voiler la face.
Mais c'est pareil avec l'écriture épicène : « le corps étudiant » par exemple, sans notion de genre, peut être interprété dans le cerveau du lecteur, comme étant un groupe de mecs.
On a des outils, plein, et aucun n'est suffisant en lui-même. Je pense qu'il faut utiliser toute la panoplie, au cas par cas, selon le message qu'on veut faire passer, et ce qu'on veut mettre en avant, ou ne pas mettre de côté.
[^] # Re: avis partial
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien «En français, le masculin fait l’homme, le dominant, il ne "fait pas le neutre"» (article partiel). Évalué à 2.
Oui, mais à l'oral tu n'as pas le point médian, tu as « les étudiants et étudiantes », pour lesquels tu as naturellement mis le masculin en premier d'ailleurs.
Le point médian a disparu.
Comment tu fais adopter la forme alors ?
Incomparable avec Mme untel, il s'agit d'une abréviation extrêmement commune, utilisée souvent dans les endroits où la place est limitée, genre plaque, carte de visite etc. Et on peut tout aussi aisément écrire madame, docteur, etc.
L'écriture ancienne avec parenthèses, les étudiant(e)s, passe très bien à l'écrit aussi, le point médian fonctionne, mais ça reste une notation de tracts, ou de prospectus, d'endroit où l'espace est limité.
Arlette disait très clairement « travailleurs, travailleuses, on vous blablate, etc. », les discours commencent souvent par « Mesdames et messieurs ».
L'oral aura toujours la forme longue, parce que ni les parenthèses, ni le point médian, ne s'oralisent.
Et je dis qu'une solution qui s'oraliserait, et qu'on pourrait entendre dans le métro, aurait plus de chance de changer des choses que ces notations.
Et pour répondre à Ysabeau, je parlais spécifiquement de ces notations, et pas du tout de l'écriture inclusive en général, pour pointer ce qui me semble être leur défaut majeur.
Et je précise que ça n'est pas une raison pour ne pas les utiliser, il n'y a pas de raison de ne pas avancer sur tous les fronts à la fois.
Juste que ce n'est pas suffisant, et qu'il faut penser l'oralisation du texte aussi, pour que le message passe complètement.
Dans ma tête, il m'est tout aussi simple de lire « les étudiant.es » comme « les étudiants », ou « les étudiantes », ou encore « les étudiantes et les étudiants ».
Si je suis masculiniste, je vais transcrire l'écriture médiane en masculin dans ma tête, et elle n'aura pas servi à inclure qui que ce soit.
Alors que si je vois écrit noir sur blanc « les étudiantes et les étudiants », impossible de passer à côté, impossible de se voiler la face.
Mais c'est pareil avec l'écriture épicène : « le corps étudiant » par exemple, sans notion de genre, peut être interprété dans le cerveau du lecteur, comme étant un groupe de mecs.
On a des outils, plein, et aucun n'est suffisant en lui-même. Je pense qu'il faut utiliser toute la panoplie, au cas par cas, selon le message qu'on veut faire passer, et ce qu'on veut mettre en avant, ou ne pas mettre de côté.