Je pense que même en affichant les caractères invisibles on n’est pas à l’abri de trucs louches
C'est même le principe de base du WYSIWYG. Par exemple, si tu as un saut entre paragraphes d'exactement une ligne, tu vas voir exactement la même chose si tu as deux paragraphes ou bien un seul paragraphe avec deux sauts de ligne dedans. Pourtant, le comportement de ce bloc en bas de page risque d'être différent, avec un saut de page privilégié entre deux paragraphes alors qu'il est pénalisé dans le même paragraphe. Si tu commences à dire "ah oui, alors il faut afficher des caractères qui nous aident à comprendre là où commence et là où s'arrête le formatage, les lignes, les paragraphes, les tablulations, etc., tu t'éloignes de plus en plus du "WYG", puisque tu "vois" le formatage, qui disparaitra au moment de l'impression.
D'expérience, le WYSIWYG "pur" n'est utile que pour les documents que tu édites une fois, imprimes une fois, et archive le pdf après (typiquement, petit compte-rendu de réunion, lettre de recommandation, etc). Tu te fiches pas mal que tu aies séparé les paragraphes en appuyant plusieurs fois sur Entrée ou que tu as coupé une ligne avec un saut de ligne, seul le rendu final immédiat t'intéresse. Dès que le document a une durée de vie supérieure à quelques minutes, et est susceptible d'être modifié (par toi ou quelqu'un d'autre), d'évoluer, ou d'être réutilisé, alors le principe du WYSIWYG est défecteux : tu veux aussi que la mise en page soit signifiante (par exemple, est-ce qu'un passage à la ligne doit reprendre une tabulation ou non, etc). Et dans les faits, la plupart des logiciels WYSIWYG incluent une partie de "meaning": caractères invisibles en grisé, informations de mise en page (est-ce que l'image est ancrée à la page ou au texte, etc), système de tabulations... Bref, le WYSIWYG "pur" n'existe quasiment pas, ton interface rajoute du "meaning" par des menus contextuels, des boutons, des raccourcis clavier... et les affiche comme elle peut, ou ne les affiche pas quand elle ne peut pas malgré les problèmes que ça pose (par exemple, est-ce qu'un espace est en italique ou pas n'est jamais affiché, on est obligé d'essayer de taper un mot et de corriger si c'était l'autre option). Pour les outils de mise en page avancés (ancrage des figures, styles, etc), on est quasiment dans un système WYSIWYM avec une compilation en temps réel, qui commence à se comporter n'importe comment quand on ne suit pas une liste très complète de bonnes pratiques.
Au passage, je trouverais ça super-intéressant d'avoir un mode "surcouche style" dans les traitements de texte, qui affiche les éléments de styles par un surlignage coloré transparent (ça permettrait de repérer immédiatement les erreurs de style dans un document).
[^] # Re: bof
Posté par arnaudus . En réponse au lien Culture hacker et peur du WYSIWYG. Évalué à 10.
C'est même le principe de base du WYSIWYG. Par exemple, si tu as un saut entre paragraphes d'exactement une ligne, tu vas voir exactement la même chose si tu as deux paragraphes ou bien un seul paragraphe avec deux sauts de ligne dedans. Pourtant, le comportement de ce bloc en bas de page risque d'être différent, avec un saut de page privilégié entre deux paragraphes alors qu'il est pénalisé dans le même paragraphe. Si tu commences à dire "ah oui, alors il faut afficher des caractères qui nous aident à comprendre là où commence et là où s'arrête le formatage, les lignes, les paragraphes, les tablulations, etc., tu t'éloignes de plus en plus du "WYG", puisque tu "vois" le formatage, qui disparaitra au moment de l'impression.
D'expérience, le WYSIWYG "pur" n'est utile que pour les documents que tu édites une fois, imprimes une fois, et archive le pdf après (typiquement, petit compte-rendu de réunion, lettre de recommandation, etc). Tu te fiches pas mal que tu aies séparé les paragraphes en appuyant plusieurs fois sur Entrée ou que tu as coupé une ligne avec un saut de ligne, seul le rendu final immédiat t'intéresse. Dès que le document a une durée de vie supérieure à quelques minutes, et est susceptible d'être modifié (par toi ou quelqu'un d'autre), d'évoluer, ou d'être réutilisé, alors le principe du WYSIWYG est défecteux : tu veux aussi que la mise en page soit signifiante (par exemple, est-ce qu'un passage à la ligne doit reprendre une tabulation ou non, etc). Et dans les faits, la plupart des logiciels WYSIWYG incluent une partie de "meaning": caractères invisibles en grisé, informations de mise en page (est-ce que l'image est ancrée à la page ou au texte, etc), système de tabulations... Bref, le WYSIWYG "pur" n'existe quasiment pas, ton interface rajoute du "meaning" par des menus contextuels, des boutons, des raccourcis clavier... et les affiche comme elle peut, ou ne les affiche pas quand elle ne peut pas malgré les problèmes que ça pose (par exemple, est-ce qu'un espace est en italique ou pas n'est jamais affiché, on est obligé d'essayer de taper un mot et de corriger si c'était l'autre option). Pour les outils de mise en page avancés (ancrage des figures, styles, etc), on est quasiment dans un système WYSIWYM avec une compilation en temps réel, qui commence à se comporter n'importe comment quand on ne suit pas une liste très complète de bonnes pratiques.
Au passage, je trouverais ça super-intéressant d'avoir un mode "surcouche style" dans les traitements de texte, qui affiche les éléments de styles par un surlignage coloré transparent (ça permettrait de repérer immédiatement les erreurs de style dans un document).