• [^] # Re: À bas le CNRS, Vive notre Président

    Posté par . En réponse au lien Langage inclusif, pour le cerveau le neutre n'est pas neutre. Évalué à 4.

    L’étude du lien va plus loin que cet article dans le sens ou l’argument principal (outre le quantitatif historique) de l’article se borne à l’ancienne "le genre grammatical n’est pas le genre de l’humain".

    Et propose une solution : distinguer les deux en leur donnant un nom différent.

    Sauf que qu’en comparaison, le lien initial ne présuppose pas, il cherche à connaître les réactions des gens fassent à des textes. Et qu’on ait mis des étiquettes différentes au genre grammatical et au genre de l’humain, on le fait déjà en fait. Donc ça ne suffit pas à modifier les réaction des gens, cette solution ne fonctionne donc très probablement pas pour modifier les représentation.

    Pourtant sans velléité de sa mise en œuvre peut être parce que comme les grammairiens de l’époque ne l’ont pas fait alors ce ne serait plus faisable aujourd’hui ? Ou par simplement conservatisme ?

    L’article me semble prendre un parti "normal" en linguistique, un vision descriptive et non prescriptive, et postule que les grammairiens de l’époque se seraient simplement inspirés de règle en vigueur pour formaliser leurs prescriptions. Et que du coup maintenant les grammairiens devraient juste décrire les usages, formalisés à l’époque. (Ça devient compliqué de distinguer la vision purement descriptive).

    Mais dans une vision descriptive, rien n’interdit de modifier la description pour la rendre plus conforme aux usages : si on s’interdit de modifier la langue, on ne s’interdit pas d’en modifier la description. Dés lors je ne comprend pas vraiment la petitesse de l’ambition de suggérer une solution aux grammairien de l’époque sans pour autant vouloir la mettre en pratique.

    Et sur la vision descriptive versus prescriptive, on peut effectivement distinguer deux rôles : étudier l’impact social de la langue, et la description de la langue, qui sont des aspect scientifiques, et l’aspect politique féministe par exemple, que ce n’est pas forcément à la science d’endosser mais qui relève de demande sociale et politique. Dés lors, comme le GIEC est un organisme scientifique qui est une demande politique au problème du changement climatique, chargé d’étudier le problème et les différentes solutions sans pour autant être prescriptif, il est tout à fait envisageable que les linguistes étudient une question sociétale issue d’une demande politique, l’impact de la langue sur ces problématiques, proposent des solutions qui permettent d’atteindre ces objectif à la société sans pour autant être prescriptif sur le plan scientifique.

    Les accords pour les mots pas concerné par le genre d’un humain, c’est pas tellement pertinent dans la représentation que les personnes se font d’elles même et leurs projections dans l’avenir pro, donc probablement peu pertinent dans le cadre d’une demande politique. On s’en fout un peu donc ?