C'est pour ça qu'il est nécessaire de ne pas mettre de bâtons dans les roues des luttes "voisines". Par exemple, je suis sensible aux luttes contre les discriminations raciales (breaking news, les "je ne vois pas la couleur des gens" c'est toujours, systématiquement, faux), mais je suis un homme non-LGBT et je porte en moi les traces du patriarcat, j'ai employé et il m'arrivera probablement d'employer des expressions discriminantes envers les gays ou les femmes bien que je tâche de les faire disparaître de mon langage. De ce fait j'évite de dire aux femmes la manière dont elles devraient mener leur lutte. Elles savent probablement mieux que moi ce qu'elles subissent et quelles sont les méthodes efficaces pour faire bouger les lignes. Donner son avis ouais, à la limite, si il a été sollicité. Mais taper dessus à coup de noms d'oiseaux, non.
imposer un changement de paradigme
Ça ressemble à un sophisme de la solution parfaite. Soit on change toute la société pour que tout aille bien pour tout le monde, soit rien ne change. Le meilleur moyen pour que rien ne change pour personne finalement. Ça me rappelle la suffragette Susan_B._Anthony qui disait qu'elle préférait se couper un bras plutôt que voir les hommes noirs obtenir le droit de vote et pas les femmes (alors qu'elle était anti-esclavagiste !). La tentative de mener les 2 luttes de front a fini par faire éclater le mouvement en plusieurs factions.
[^] # Re: Pour faire percer l'écriture inclusive :
Posté par Faya . En réponse au lien Guide d'écriture inclusive pour parlementaires récalcitrant·es (passionnant, quoique HS). Évalué à 3. Dernière modification le 10 octobre 2023 à 00:02.
C'est pour ça qu'il est nécessaire de ne pas mettre de bâtons dans les roues des luttes "voisines". Par exemple, je suis sensible aux luttes contre les discriminations raciales (breaking news, les "je ne vois pas la couleur des gens" c'est toujours, systématiquement, faux), mais je suis un homme non-LGBT et je porte en moi les traces du patriarcat, j'ai employé et il m'arrivera probablement d'employer des expressions discriminantes envers les gays ou les femmes bien que je tâche de les faire disparaître de mon langage. De ce fait j'évite de dire aux femmes la manière dont elles devraient mener leur lutte. Elles savent probablement mieux que moi ce qu'elles subissent et quelles sont les méthodes efficaces pour faire bouger les lignes. Donner son avis ouais, à la limite, si il a été sollicité. Mais taper dessus à coup de noms d'oiseaux, non.
Ça ressemble à un sophisme de la solution parfaite. Soit on change toute la société pour que tout aille bien pour tout le monde, soit rien ne change. Le meilleur moyen pour que rien ne change pour personne finalement. Ça me rappelle la suffragette Susan_B._Anthony qui disait qu'elle préférait se couper un bras plutôt que voir les hommes noirs obtenir le droit de vote et pas les femmes (alors qu'elle était anti-esclavagiste !). La tentative de mener les 2 luttes de front a fini par faire éclater le mouvement en plusieurs factions.
Au final concernant l'écriture inclusive et les divers moyens d'y parvenir, je la pratique... quand j'y pense. C'est à dire pas souvent. Mais je ne me permettrai pas de dire à celles et ceux qui le font que c'est "intégriste" ou "con au possible". Surtout que lorsque c'est fait intelligemment, c'est tout à fait lisible (cf. la vidéo de cosmocat https://linuxfr.org/users/ysabeau/liens/guide-d-ecriture-inclusive-pour-parlementaires-recalcitrant-es-passionnant-quoique-hs#comment-1938206 )