• [^] # Re: Pour faire percer l'écriture inclusive :

    Posté par . En réponse au lien Guide d'écriture inclusive pour parlementaires récalcitrant·es (passionnant, quoique HS). Évalué à 3.

    Il faut écrire un roman à succès si ce n'est un classique tout en écriture inclusive et qui se sert donc de celle-ci non pas pour la répandre, mais parce qu'elle est nécessaire à son récit ou sa réflexion.

    La tétralogie "Terra Ignota" d'Ada Palmer est toute en écriture inclusive. La traduction en français par Michelle Charrier (éditions Le Belial' [1]) est magistrale. Un des axes majeurs du roman est justement le refus d'enfermer les personnes dans un genre. Et pourtant la version française se lit sans difficulté, sans point médian ni double flexion non plus. Il est vrai que le propos du roman n'est pas de souligner l'inclusion des genres féminin et masculin, mais au contraire de ne genrer l'expression que quand c'est effectivement utile à l'histoire. Pour permettre cela la traductrice utilise le pronom "on" à la place de "il" et "elle", et elle a inventé "ons" pour le pluriel. En n'utilisant pas "iel", "lea" et autre "ille", elle ne restreint pas l'inclusion à un genre unique masculin+féminin, mais l'élargit à tous les genres intermédiaires.

    [1] https://www.belial.fr/cycle/terra-ignota (4 volumes en anglais, mais 5 en français)