Ton article décrit un débat entre les physiciens et les géographes, entre autre. Les géographes ne comprennent pas trop la physique à la base, mais les physiciens étaient au courant pour l’effet de serre bien avant. Apparemment ils étaient "fixistes" du climat, on est bien sorti du fixisme dans d’autres domaines, genre au hasard la biologie, sans l’informatique :) pourtant c’est assez naturel comme position, on à rarement l’occasion d’observer des changements significatifs à l’échelle d’une vie humaine. Encore aujourd’hui on entend des géographes comme Sylvie Brunnel sceptiques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Brunel#Climato-scepticisme mais ils ne contestent pas tant la physique que le fait que le réchauffement serait néfaste.
La modélisation informatique n’a fait que confirmer ce que les physiciens savaient déjà ... La théorie du chaos semble un non argument ici vu que certes il y a du chaos mais pas suffisamment pour changer les grands déterminants climatiques, et il n’y a pas vraiment de mécanisme qui justifierait que ça ne se réchauffe pas en moyenne à cause du chaos (faudrait que de l’énergie disparaisse de manière chaotique) ... au contraire, la théorie du chaos a plutôt été utilisée pour disqualifier les modèles de climats, il me semble.
Il y a plutôt eu du soucis avec les géologues qui sont pas mal en conflit d’intérêt vu que géologie et industrie minière c’est quand même incestueux, globalement, qui contestent les échelles de temps et ont tendance à attribuer les changements au soleil.
Pour l’ADN, c’est pas vraiment la question ici :) Il n’est pas question de savoir si l’informatique apporte ou pas, mais de savoir si on pouvait raisonnablement attribuer le changement climatique aux émissions de gaz à effet de faire avec des modèles simples qui ne nécessitent pas trop de calculs lourds, même si effectivement ça laisse plein de questions ouvertes qui ne peuvent être répondues que par des modèles sophistiqués qui ont d’ailleurs tendance à sous estimer les choses malgré leur sophistication. Hors les modèles simples ne fonctionnent pas si mal en pratique. Donc je pense que oui. Les résistances à ce fait sont plus d’ordre sociétal que scientifique, on a bâti un monde sur le pétrole et le charbon ... forcément les conséquences font grincer des dents.
[^] # Re: Bonne question
Posté par thoasm . En réponse au journal Cailloux, joujoux, bijoux. Évalué à 3.
Ton article décrit un débat entre les physiciens et les géographes, entre autre. Les géographes ne comprennent pas trop la physique à la base, mais les physiciens étaient au courant pour l’effet de serre bien avant. Apparemment ils étaient "fixistes" du climat, on est bien sorti du fixisme dans d’autres domaines, genre au hasard la biologie, sans l’informatique :) pourtant c’est assez naturel comme position, on à rarement l’occasion d’observer des changements significatifs à l’échelle d’une vie humaine. Encore aujourd’hui on entend des géographes comme Sylvie Brunnel sceptiques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Brunel#Climato-scepticisme mais ils ne contestent pas tant la physique que le fait que le réchauffement serait néfaste.
La modélisation informatique n’a fait que confirmer ce que les physiciens savaient déjà ... La théorie du chaos semble un non argument ici vu que certes il y a du chaos mais pas suffisamment pour changer les grands déterminants climatiques, et il n’y a pas vraiment de mécanisme qui justifierait que ça ne se réchauffe pas en moyenne à cause du chaos (faudrait que de l’énergie disparaisse de manière chaotique) ... au contraire, la théorie du chaos a plutôt été utilisée pour disqualifier les modèles de climats, il me semble.
Il y a plutôt eu du soucis avec les géologues qui sont pas mal en conflit d’intérêt vu que géologie et industrie minière c’est quand même incestueux, globalement, qui contestent les échelles de temps et ont tendance à attribuer les changements au soleil.
Pour l’ADN, c’est pas vraiment la question ici :) Il n’est pas question de savoir si l’informatique apporte ou pas, mais de savoir si on pouvait raisonnablement attribuer le changement climatique aux émissions de gaz à effet de faire avec des modèles simples qui ne nécessitent pas trop de calculs lourds, même si effectivement ça laisse plein de questions ouvertes qui ne peuvent être répondues que par des modèles sophistiqués qui ont d’ailleurs tendance à sous estimer les choses malgré leur sophistication. Hors les modèles simples ne fonctionnent pas si mal en pratique. Donc je pense que oui. Les résistances à ce fait sont plus d’ordre sociétal que scientifique, on a bâti un monde sur le pétrole et le charbon ... forcément les conséquences font grincer des dents.