Sans informatique, on serait pas foutu de faire tourner un modèle de climat. Par contre, on pourrait très bien cramer du charbon ou du pétrole.
Enfin, si on imagine une société façon steampunk (exercice de pensée), on peut très bien déstabiliser le cycle du carbone en brulant tout le carbone fossile sans pouvoir démontrer que c'est bien ça qui provoque un changement climatique.
Bref, c'est un peu abscons comme raisonnement je pense. Le rôle d'un logiciel est d'implémenter un algorithme et d'automatiser le traitement de l'information. C'est tout. on peut se servir de ça pour nous aider à foutre en l'air la planète ou la sauver, ou pas, ou les deux en même temps. :-)
Ce raisonnement est intéressant parce qu'il s'interroge sur l'éthique du logiciel libre. En gros, on cherche à caser cette activité dans nos systèmes de valeurs, savoir si c'est bien ou mal de faire du logiciel libre, étant donné que le logiciel libre, est avant tout une éthique du développement logiciel
Comme ces systèmes de valeur sont entrain de changer du fait de la crise écologique, on se demande si le logiciel libre est écolo, ou si tu préfére, si l'éthique du LL est compatible avec l'éthique écolo.
Ben si tu veux mon point de vue, il est écolo ou pas, suivant ce qu'on en fait. Certes, ça consomme de l'energie, utilise des ressources, mais si tout ça est fait en minimisant l'impact environnemental en rapport avec le service rendu, ça peut tout a fait être en adéquation avec une éthique écologique.
Cette démarche n'est pas propre au logiciel libre, elle l'est pour a peu prés tout. L'écologie en tant que doctrine idéologique et politique définie, entre autre, un cadre éthique. Elle le fait de façon plus ou moins rationnellement, (si possible, on préféra qu'elle reste le plus rationnelle possible, donc en se basant sur de la science, et pas juste des croyance), mais compte tenue qu'elle est aussi porteuse d'un imaginaire, d'une projection de notre avenir dans une société que l'on souhaite meilleure, elle échappe de fait à une rationalité stricte.
En clair, faisons du LL de façon conforme a des principe éthiques et moraux que l'on réévaluera eux-mêmes en fonction de l'évolution des connaissance que l'on acquiert sur le monde dans lequel on vit. On a le droit de se tromper, c'est inévitable quand on avance dans le noir, ce dont on a pas le droit, c'est de rester dans l'erreur quand on vient de se cogner dans un obstacle.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Bonne question
Posté par Big Pete . En réponse au journal Cailloux, joujoux, bijoux. Évalué à 8.
Sans informatique, on serait pas foutu de faire tourner un modèle de climat. Par contre, on pourrait très bien cramer du charbon ou du pétrole.
Enfin, si on imagine une société façon steampunk (exercice de pensée), on peut très bien déstabiliser le cycle du carbone en brulant tout le carbone fossile sans pouvoir démontrer que c'est bien ça qui provoque un changement climatique.
Bref, c'est un peu abscons comme raisonnement je pense. Le rôle d'un logiciel est d'implémenter un algorithme et d'automatiser le traitement de l'information. C'est tout. on peut se servir de ça pour nous aider à foutre en l'air la planète ou la sauver, ou pas, ou les deux en même temps. :-)
Ce raisonnement est intéressant parce qu'il s'interroge sur l'éthique du logiciel libre. En gros, on cherche à caser cette activité dans nos systèmes de valeurs, savoir si c'est bien ou mal de faire du logiciel libre, étant donné que le logiciel libre, est avant tout une éthique du développement logiciel
Comme ces systèmes de valeur sont entrain de changer du fait de la crise écologique, on se demande si le logiciel libre est écolo, ou si tu préfére, si l'éthique du LL est compatible avec l'éthique écolo.
Ben si tu veux mon point de vue, il est écolo ou pas, suivant ce qu'on en fait. Certes, ça consomme de l'energie, utilise des ressources, mais si tout ça est fait en minimisant l'impact environnemental en rapport avec le service rendu, ça peut tout a fait être en adéquation avec une éthique écologique.
Cette démarche n'est pas propre au logiciel libre, elle l'est pour a peu prés tout. L'écologie en tant que doctrine idéologique et politique définie, entre autre, un cadre éthique. Elle le fait de façon plus ou moins rationnellement, (si possible, on préféra qu'elle reste le plus rationnelle possible, donc en se basant sur de la science, et pas juste des croyance), mais compte tenue qu'elle est aussi porteuse d'un imaginaire, d'une projection de notre avenir dans une société que l'on souhaite meilleure, elle échappe de fait à une rationalité stricte.
En clair, faisons du LL de façon conforme a des principe éthiques et moraux que l'on réévaluera eux-mêmes en fonction de l'évolution des connaissance que l'on acquiert sur le monde dans lequel on vit. On a le droit de se tromper, c'est inévitable quand on avance dans le noir, ce dont on a pas le droit, c'est de rester dans l'erreur quand on vient de se cogner dans un obstacle.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.