• [^] # Re: héritage ?

    Posté par . En réponse au lien Enquête - Les jeunes, gros consommateurs d'alcool : « il faut boire pour s'intégrer ». Évalué à 5.

    C'est un peu ce que j'explique plus bas. la question de savoir si c'est difficile ou pas d'arrêter n'est pas simple, parce qu'une part importante de la dépendance a quelque chose est un phénomène purement psychologique. Je m'explique. Le fait d'imaginer se passer définitivement de la chose dont on est dépendant créer de l'angoisse. Et c'est cette angoisse qu'il faut surmonter entre autre pour arriver a se débarrasser de la dépendance. C'est un cercle vicieux.

    Si on essaye d’affronter cette angoisse en l'ignorant, en passant "en force", on a de grande chance d'échouer. Il faut être plus malin, et ça consiste à dédramatiser le fait d'arrêter. Il faut en quelque sorte se rassurer pour éviter de tomber dans le piège de l'angoisse.

    Je rigole souvent avec ça en récitant la litanie contre la peur du Bene Gesserit dans Dune :

    Je ne connais pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.

    En plus ça en jette un peu, quoi. Mais au final, c'est assez juste. ;-)

    Bon ça n’enlève pas tout le reste. Les addictions sont des phénomènes complexes et il n'y a pas que des déterminants psychologiques, il y a aussi tout le contexte, l'environnement de la personne dépendante qui joue, sans compter la partie plus physiologique/biochimique de la dépendance dans le cas d'une drogue. Ce qui rend le fait de vouloir faire des généralités sur la question plutôt casse-gueule, à mon avis.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.