• [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

    Posté par . En réponse au lien Enquête - Les jeunes, gros consommateurs d'alcool : « il faut boire pour s'intégrer ». Évalué à 9.

    Aprés, je pourrais écrire un bouquin sur mon expérience d'arrêt de l'alcool, tellement il y aurait de chose a dire. Enfin, bon, disons que c'est un probléme complexe, qui est trés différent d'une personne à l'autre et que le mieux, a partir du moment ou on a conscience qu'on a un probléme avec l'alcool, c'est souvent d'aller voir un spécialiste de la question.

    Perso, j'y suis arrivé tout seul, mais je pas sur que ça soit la méthode la plus simple et la plus efficace.

    Et d'ailleurs, tes félicitations font partie du probléme. :-). Je ne blague pas, elles entretiennent l'idée que c'est très dur d'arrêter de picoler et que donc on mériterait des félicitation quand on y arrive, pour avoir réussi cet exploit !

    Hors une des clé pour y arriver, c'est de hacker sa cervelle pour lui faire croire que c'est facile et simple de ne pas picoler.

    Ouais, parce qu'on est facilement manipulable à ce niveau en fait, alors, tant qu'a faire, autant le faire par soi-même et en pleine conscience :-).

    Donc, ouais, si on veut arrêter de boire, il faut commencer par se persuader que c'est facile.

    Je sais c'est bizarre, mais ça marche. Bizarrement, mais ça marche quand même, a moins d'avoir vraiment atteint un stade très avancé de dépendance alcoolique, ou d'être convaincu qu'on est parfaitement rationnel. Hors comme je le dis souvent avec humour, seul un fou peut être convaincu d'être parfaitement rationnel. ;-)

    Après, les problèmes à gérer sont de tout ordre. Par exemple, on va forcément compenser. C'est comme ça. Perso, je me suis mis au sport. A donf. Je pédale sur mon petit vélo comme un hamster dans sa cage. ça marche. Merci les endorphines. Et d'ailleurs, a ce sujet, une erreur que j'ai commise, c'est la bière au bistrot après le sport.

    C'est le genre de connerie à ne pas faire. Car en arrivant du vélo, on a une montée d'endorphine associé a une sensation de bien être. Et on se dit, puisque je viens de faire 30 bornes de vélo, j'ai bien droit a un petite biére quand même. hein ? Et paf.

    En faisant ça, on associe la montée d'endorphine au effet de l'alcool, qui plus est dans un contexte de convivialité qui chez les humains a des effet sur la production de dopamine. C'est un bon moment certes, mais c'est aussi un cocktail explosif pour la dépendance a l'alcool quand on veut arrêter. Et je me suis vite retrouvé a picoler 2 litre de bière toujours "exceptionnellement", à chaque fois que je rentrais en vélo, et quand on vélotaf ben l'exceptionnel devient quotidien ou presque ...

    Bon tout ça il faut en prendre conscience. Et d'ailleurs le Covid et son confinement m'a bien aidé a décrocher aussi. (alors que ça en a fait plonger d'autres). Ouais, j'ai la picole sociale et le comptoir facile. J'ai beaucoup compensé par les jeux vidéo multijoueur d'ailleurs. Je suis devenu un très bon pilote de vaisseau spatial dans Elite Dangerous :).

    Bref, a chacun de faire comme il peut avec ça. Et pour autant, je ne suis pas pour l'interdiction de l'alcool, et j'ai pas spécialement un discours moraliseur a son sujet. Si les gens on envie de boire, au final, ça les regarde et si leur pose pas de probléme, ça ne m'en pose pas non plus. Le souci vient souvent de la pression sociale. Et c'est sujet complexe. Par ce qu'on est à la fois victime et acteur la dedans.

    Jouer sur la morale (bien ou pas bien de boire par exemple) c'est a double tranchant. La culpabilité, ça génère de l'angoisse et des phénomènes de rejet de la pression moralisatrice. Tout en pouvant provoquer une satisfaction par la transgression de l'interdit. Il faut juste arriver à regarder ce probléme en face. Comprendre la physiologie de l'alcool et comprendre en quoi il est toxique. et ensuite arriver à gérer sa consommation. Et si on y arrive pas, le plus simple, c'est encore d'arrêter. Parce que c'est un truc tout a fait dispensable. On vit très bien sans boire. Vraiment. C'est pas du tout une privation.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.