Je suis d’accord avec toi dans le cas général pour la SF, mais pas pour le cas particulier du cyberpunk. Ce genre réfléchissait beaucoup sur les dérives possibles d’une généralisation de l’informatique. À partir du moment où l’informatique s’est généralisée sans apporter les problèmes énoncés dans les bouquins, ce genre a perdu beaucoup de son impact. On passe d’un problème plausible à un problème dont on sait qu’il n’est pas arrivé (au moins pas sous cette forme), ce qui est très différent, même si l’exercice n’est pas inintéressant. C’est le sens de mon point 1, et c’est l’une des explications classiques sur l’effondrement de la popularité du genre dès les années 90 (avec la surproduction d’œuvres de mauvaise qualité). Un peu comme un thriller qui commencerait par les explications et qui essaierait de remettre du suspense ensuite : c’est pas impossible, mais ça casse une bonne partie de l’intérêt du truc, en plus de complexifier l’exercice.
D’ailleurs, on retrouve du cyberpunk moderne avec des enjeux plus actuels quant à l’utilisation de la technologie.
Quant à ma remarque sur le « punk » : le problème, c’est surtout cette masse d’œuvres qui prétendent s’en revendiquer, sans en avoir aucune des caractéristiques (ni l’excès, ni l’énergie pour commencer). Par exemple on voit des romans estampillés « cyperpunk » ou « steampunk » très propres et policés, voire qui sont plus proche du pamphlet conservateur et réactionnaire qu’autre chose ; c’est pas à priori ce qu’on cherche dans ces genres. L’idée n’est pas de « définir ce qui serait ou pas du punk » mais de constater que certains s’en revendiquent sans en avoir les caractéristiques habituelles.
[^] # Re: Cyberpunk.
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de science fiction. Évalué à 2. Dernière modification le 20 septembre 2023 à 11:23.
Je suis d’accord avec toi dans le cas général pour la SF, mais pas pour le cas particulier du cyberpunk. Ce genre réfléchissait beaucoup sur les dérives possibles d’une généralisation de l’informatique. À partir du moment où l’informatique s’est généralisée sans apporter les problèmes énoncés dans les bouquins, ce genre a perdu beaucoup de son impact. On passe d’un problème plausible à un problème dont on sait qu’il n’est pas arrivé (au moins pas sous cette forme), ce qui est très différent, même si l’exercice n’est pas inintéressant. C’est le sens de mon point 1, et c’est l’une des explications classiques sur l’effondrement de la popularité du genre dès les années 90 (avec la surproduction d’œuvres de mauvaise qualité). Un peu comme un thriller qui commencerait par les explications et qui essaierait de remettre du suspense ensuite : c’est pas impossible, mais ça casse une bonne partie de l’intérêt du truc, en plus de complexifier l’exercice.
D’ailleurs, on retrouve du cyberpunk moderne avec des enjeux plus actuels quant à l’utilisation de la technologie.
Quant à ma remarque sur le « punk » : le problème, c’est surtout cette masse d’œuvres qui prétendent s’en revendiquer, sans en avoir aucune des caractéristiques (ni l’excès, ni l’énergie pour commencer). Par exemple on voit des romans estampillés « cyperpunk » ou « steampunk » très propres et policés, voire qui sont plus proche du pamphlet conservateur et réactionnaire qu’autre chose ; c’est pas à priori ce qu’on cherche dans ces genres. L’idée n’est pas de « définir ce qui serait ou pas du punk » mais de constater que certains s’en revendiquent sans en avoir les caractéristiques habituelles.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com