• # Objections (et recherche de solution) à la dépénalisation

    Posté par . En réponse au lien Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits humains recommande de dépénaliser la consommation de drogue. Évalué à 2.

    En ce qui me concerne je suis plutôt pour la dépénalisation, si cela est un moindre mal aux crimes et trafics en tout genre. Or il faut reconnaître que la question n'est pas si simple.

    J'aurais quelques objections à celle-ci :

    • Si la consommation de certaines drogues (ex. alcool, qui est une forme de drogue que la société tolère, mais qui n'est pas vraiment moins nocive) n'a que peu d'incidence directe sur les non-consommateurs, la forme fumée de certaines drogues (cannabis, crack, opium, etc.) pourrait affecter les fumeurs passifs non-consommateurs. Par exemple, une personne assise à côté de quelqu'un qui fume un joint, peut inhaler une partie de la drogue. Il ne faudrait pas qu'elle puisse prendre le volant, car chez certaines personne même une petite quantité peut déclencher des effets délétères.

    • On ne peut ignorer le caractère gravement nocif des drogues. De ce fait, n'est-on pas moralement responsables en tant que membres de la société si on permettait à des personnes souvent vulnérables de s'adonner à des substances qui risquent de les détruire socialement, psychologiquement et physiquement ? Cette question en particulier me pose un véritable dilemme moral à titre personnel, même si je ne suis pas consommateur.

    • Sans parler que le fait de vouloir se procurer ses drogues peut pousser certains accrocs à commettre des crimes pour financer leur consommation.

    Il ne faudrait pas que le remède (la dépénalisation) soit pire que le mal. Aussi, faudrait-il conduire des études d'impact sur quelques années (cela a peut-être déjà été fait ?) pour mesurer réellement les conséquences à long terme d'une politique de dépénalisation, voire de légalisation, sur la société en entier.

    Nec spe, nec metu