Ne venez-vous pas d'expliquer le contraire ? Tout du moins c'est ce que pourrait laisser croire votre citation qui laisse supputer une corrélation entre régulation d'une drogue et décuplement de son coût social :
Son propos était pourtant clair, on interdit violemment des drogues qui ont pourtant un coût social plus faibles que les drogues autorisées que sont l'alcool ou le tabac. Ce n'est pas très cohérent, soit on interdit aussi le tabac et l'alcool (et peut être d'autres choses) pour cela, soit on légalise le reste.
Il semble clair quand on voit la situation que la politique actuelle ne fonctionne pas sur le sujet. D'un côté car si le tabac a globalement une politique assez volontariste de prévention (bien que perfectible), l'alcool est clairement laissé de côté des campagnes qui se concentre plutôt sur son impact en sécurité routière ce qui est bien mais largement insuffisant. Il faudrait faire bien plus en prévention concernant l'alcool, mais il y a un problème culturel avec l'alcool qui rend cette tâche compliquée quoiqu'on en dise.
De l'autre le cannabis et autres drogues pourtant interdites se diffusent dans la population. Lutter contre frontalement mobilise les prisons et les forces de l'ordre pour une tâche peut être inefficace, mais aussi l'état perd la capacité de faire de la prévention et de récolter de l'argent par ce biais, les fonds servant plutôt des réseaux criminels.
Ils seraient bon que l'état puisse contrôler la vente de ces produits pour permettre une campagne de prévention massive, avec si possible des médecins et soignants bien formés et du coup aussi la mise à disposition de soin adaptés pour ceux qui en dépendent. La répression forte cela ne fonctionne pas, et l'alcool démontre que l'accès libre à partir de 18 ans sans campagne de prévention d'envergure cela ne fonctionne pas bien non plus. L'état pourrait puiser dans ces moyens pour financer la prévention (du moins en partie), et la non alimentation de réseau criminel devrait aussi diminuer les nuances associées à ces réseaux, qui ne disparaitront pas mais qui baisseront probablement en force de frappe. Le tabac montre que la légalité ne supprime pas totalement ces réseaux pour des raisons de coûts.
[^] # Re: Santé et discrimination : balec ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits humains recommande de dépénaliser la consommation de drogue. Évalué à 8.
Son propos était pourtant clair, on interdit violemment des drogues qui ont pourtant un coût social plus faibles que les drogues autorisées que sont l'alcool ou le tabac. Ce n'est pas très cohérent, soit on interdit aussi le tabac et l'alcool (et peut être d'autres choses) pour cela, soit on légalise le reste.
Il semble clair quand on voit la situation que la politique actuelle ne fonctionne pas sur le sujet. D'un côté car si le tabac a globalement une politique assez volontariste de prévention (bien que perfectible), l'alcool est clairement laissé de côté des campagnes qui se concentre plutôt sur son impact en sécurité routière ce qui est bien mais largement insuffisant. Il faudrait faire bien plus en prévention concernant l'alcool, mais il y a un problème culturel avec l'alcool qui rend cette tâche compliquée quoiqu'on en dise.
De l'autre le cannabis et autres drogues pourtant interdites se diffusent dans la population. Lutter contre frontalement mobilise les prisons et les forces de l'ordre pour une tâche peut être inefficace, mais aussi l'état perd la capacité de faire de la prévention et de récolter de l'argent par ce biais, les fonds servant plutôt des réseaux criminels.
Ils seraient bon que l'état puisse contrôler la vente de ces produits pour permettre une campagne de prévention massive, avec si possible des médecins et soignants bien formés et du coup aussi la mise à disposition de soin adaptés pour ceux qui en dépendent. La répression forte cela ne fonctionne pas, et l'alcool démontre que l'accès libre à partir de 18 ans sans campagne de prévention d'envergure cela ne fonctionne pas bien non plus. L'état pourrait puiser dans ces moyens pour financer la prévention (du moins en partie), et la non alimentation de réseau criminel devrait aussi diminuer les nuances associées à ces réseaux, qui ne disparaitront pas mais qui baisseront probablement en force de frappe. Le tabac montre que la légalité ne supprime pas totalement ces réseaux pour des raisons de coûts.