C'est belle et bien ;) oublier la problématique de la traduction des langues et des choix qui sont faits, j'ai bien du mal à imaginer des textes qui signifient exactement la même chose dans deux langues différentes. Il y aura forcément de la sur ou de la sous-spécification (et je ne vais pas lister tous les effets déformants systématiques d'une traduction [ceci dit, y'a un beau texte de Tristan Berman là-dessus]). Et un mếme texte écrit ou oral ne contiendra pas les mêmes informations, sans compter qu'habituellement ces deux "formats"/modalités de textes sont rarement rédigés de la même manière.
En fait c’est même plus complexe que ça. Une bonne partie des textes est polysémique, et, si on ajoute à ça toutes les connotations et dénotations qui environnent les mots, le contexte, le moment où c’est dit (ou lu) et les personnes, un texte peut être compris de façon différente par une personne donnée.
Un exemple qu’on peut citer c’est celui-ci :
« c’est le moment de passer à table ». En fonction du contexte, le sens est radicalement différent sans que les mots changent de sens. D’ailleurs, le mot « table », lui-même, en français peut avoir une multitude de connotations en fonction des personnes, des secteurs dans lesquels elles travaillent, et, évidemment du moment de la journée. Et même si on se restreint au seul meuble sur le plan strictement matériel, les connotations vont varier : chiffre d’affaire, opération, composition musicale, travail du bois, et, évidemment, repas (a priori, d’ailleurs, il n’y aurait que dans la restauration que le mot table fasse d’abord penser au chiffre d’affaires au moment du repas). Le contexte n’éclaire pas toujours.
C’est un des grands intérêts de la littérature. D’une certaine manière, on ne relit jamais exactement le même livre et le voisin ou la voisine de palier aura lu un livre un peu différent.
[^] # Re: merci pour le lien
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Depuis quand le beau a-t-il remplacé le bon ? (ndid : si le résultat est OK il est BON pas beau). Évalué à 4. Dernière modification le 12 septembre 2023 à 18:19.
En fait c’est même plus complexe que ça. Une bonne partie des textes est polysémique, et, si on ajoute à ça toutes les connotations et dénotations qui environnent les mots, le contexte, le moment où c’est dit (ou lu) et les personnes, un texte peut être compris de façon différente par une personne donnée.
Un exemple qu’on peut citer c’est celui-ci :
« c’est le moment de passer à table ». En fonction du contexte, le sens est radicalement différent sans que les mots changent de sens. D’ailleurs, le mot « table », lui-même, en français peut avoir une multitude de connotations en fonction des personnes, des secteurs dans lesquels elles travaillent, et, évidemment du moment de la journée. Et même si on se restreint au seul meuble sur le plan strictement matériel, les connotations vont varier : chiffre d’affaire, opération, composition musicale, travail du bois, et, évidemment, repas (a priori, d’ailleurs, il n’y aurait que dans la restauration que le mot table fasse d’abord penser au chiffre d’affaires au moment du repas). Le contexte n’éclaire pas toujours.
C’est un des grands intérêts de la littérature. D’une certaine manière, on ne relit jamais exactement le même livre et le voisin ou la voisine de palier aura lu un livre un peu différent.
Je n’ai aucun avis sur systemd