Ca m'a tout l'air d'être un demi-aveu. Microsoft ne semble pas si confiant que ça que ces outils d'IA ne viole pas le droit d'auteur sinon cette déclaration n'aurait aucun sens.
J'y lis tout le contraire. Ils sont tellement sûrs de l'issue des procès qu'ils peuvent s'engager financièrement. Ils veulent aussi dissuader les poursuites abusives, puisque ça permettrait aux "petits" de faire face à des procès.
Sur le fond, ils doivent bien savoir si leur modèle est overfitté ou pas. Le problème de Copilot c'est qu'il n'avait pas assez de données, ce qui faisait qu'il ressortait textuellement des lignes entières de sa base de données. C'est normalement impossible si le modèle a été correctement entrainé, donc c'est les ingénieurs qui ont entrainé le modèle qui savent si Microsoft prend un risque ou non.
Quoi qu'il en soit, si on applique les mêmes règles aux AI qu'aux humains, même les "ratés" de Copilot n'auraient probablement pas justifié des poursuites pour contrefaçon. Aux US, copier quelques lignes de manière non-intentionnelle entre dans le cadre du "fair use" (c'est l'intention qui compte), et en droit français, il faut justifier de l'originalité (ce qui est d'ailleurs étonnant, c'est que la jurisprudence semble s'intéresser surtout à l'originalité du logiciel, et pas l'originalité du code source, c'est bien le logiciel qui est protégé (et, par conséquent, le code objet et le code source associé).
Évidemment, comme il n'y a pas de jurisprudence sur les AI, on peut fantasmer sur n'importe quoi, mais à moins d'un retournement de jurisprudence ou une interprétation différente du fait de l'AI, il semble hautement douteux qu'un tribunal puisse conclure à la contrefaçon parce qu'un auteur croit reconnaitre son code dans la sortie d'un modèle de langage. Paradoxalement, un modèle de langage bien configuré ne retourne qu'un texte consensuel, entrainé sur plusieurs sources équivalentes; par conséquent, la sortie ne peut pas être originale (et s'il y a des dizaines de bouts de code indépendants qui font la même chose, on peut également questionner l'originalité).
[^] # Re: Pas si confiant
Posté par arnaudus . En réponse au lien [Abonnés] IA : Microsoft s’engage à couvrir ses clients en cas de procès pour droits d’auteur. Évalué à 6.
J'y lis tout le contraire. Ils sont tellement sûrs de l'issue des procès qu'ils peuvent s'engager financièrement. Ils veulent aussi dissuader les poursuites abusives, puisque ça permettrait aux "petits" de faire face à des procès.
Sur le fond, ils doivent bien savoir si leur modèle est overfitté ou pas. Le problème de Copilot c'est qu'il n'avait pas assez de données, ce qui faisait qu'il ressortait textuellement des lignes entières de sa base de données. C'est normalement impossible si le modèle a été correctement entrainé, donc c'est les ingénieurs qui ont entrainé le modèle qui savent si Microsoft prend un risque ou non.
Quoi qu'il en soit, si on applique les mêmes règles aux AI qu'aux humains, même les "ratés" de Copilot n'auraient probablement pas justifié des poursuites pour contrefaçon. Aux US, copier quelques lignes de manière non-intentionnelle entre dans le cadre du "fair use" (c'est l'intention qui compte), et en droit français, il faut justifier de l'originalité (ce qui est d'ailleurs étonnant, c'est que la jurisprudence semble s'intéresser surtout à l'originalité du logiciel, et pas l'originalité du code source, c'est bien le logiciel qui est protégé (et, par conséquent, le code objet et le code source associé).
Évidemment, comme il n'y a pas de jurisprudence sur les AI, on peut fantasmer sur n'importe quoi, mais à moins d'un retournement de jurisprudence ou une interprétation différente du fait de l'AI, il semble hautement douteux qu'un tribunal puisse conclure à la contrefaçon parce qu'un auteur croit reconnaitre son code dans la sortie d'un modèle de langage. Paradoxalement, un modèle de langage bien configuré ne retourne qu'un texte consensuel, entrainé sur plusieurs sources équivalentes; par conséquent, la sortie ne peut pas être originale (et s'il y a des dizaines de bouts de code indépendants qui font la même chose, on peut également questionner l'originalité).