C'est peut-être une question de définition, mais pour moi, "anti-nucléaire" (et "pro-nucléaire") signifie qu'on a un biais à l'encontre (ou pour) le nucléaire.
Ok, c'est pas spécialement ce que voulais dire, mais je comprend ton point de vue.
Ma réflexion est uniquement sur ce point là :
Ils expliquent : « le nucléaire est moins viable économiquement que les énergies renouvelables », et je ne conteste pas, ça fait pas mal de temps qu'on le sait, en tout cas le premier article que j'ai lu à ce sujet date déjà de plusieurs années.
Ils concluent : « investir dans le nucléaire est mauvais pour le climat »
Et là je ne vois pas le lien.
investir dans le nucléaire équivaut, selon toi, à une perte de compétences dans d'autres domaines.
Pas forcément non plus, je ne vois pas pourquoi la recherche devrait se focaliser sur une seule solution, normalement c'est l'inverse : des gens cherchent partout à la fois, parce qu'on ne sait pas où on va trouver.
Mais là je fais peut-être un lien caché.
J'ai le sentiment que si on sort trop vite du nucléaire, avant d'avoir une solution viable au sujet des déchets, ça va devenir un épouvantail. Ça y est on en est sorti, ouf, vous vous rendez pas compte, à quoi on a échappé, c'est affreux, plus jamais ça !
Et ça va devenir difficile de faire de la recherche à ce sujet, en particulier sur le retraitement des déchets.
Sortir du nucléaire d'un bloc pour moi ça signifie en finir avec cette technologie, point final.
Et là, crois-moi, la solution pour les déchets, ça sera de les glisser sous le tapis, et de ne plus en parler.
Ma position c'est de garder la filière vivante, non négligeable, et d'espérer la rendre moins épouvantail, plus propre, et mieux contrôlée.
Bref, ne pas agir dans la précipitation en fermant tout et en jetant les clés.
chaque source de génération a ses avantages et inconvénients, mais cela ne veut pas dire que la seule combinaison viable est une combinaison qui utilise toutes les sources.
Toutes non, mais beaucoup, oui.
On voit ça partout dans le moindre écosystème : plus c'est varié plus c'est résilient.
L'avantage du nucléaire c'est de produire gros.
C'est pas maniable, et quand on fait de la maintenance on coupe gros.
Donc tu cumules ça avec de l'hydraulique, qui produit moins, mais de façon très souple, par exemple en 5 minutes une centrale comme Grand Maison peut balancer 1,8GW sur le réseau. Pas longtemps par contre, faudra lui filer du jus pour la « recharger ». Ça bosse en symbiose.
Ça marche aussi avec du renouvelable : les panneaux solaires, le jour, « rechargent » Grand Maison, qui restitue la nuit.
Ou le moindre barrage retient le jour et libère la nuit, pour produire quand les autres ne produisent pas.
Le nucléaire est sur le créneau : production de base, permanente, sans fluctuation, 24h/24, 365j/an.
Et sur le même créneau, ya pas grand chose à part le fossile (qui a à peu près tous les avantages, sauf le climat et la pollution de l'air : souple, rapide, puissant, pas cher, etc).
C'est utile en soi.
Ya quoi en renouvelable sur ce créneau ?
Sachant que grosso modo, pour l'hydraulique, on va pas pouvoir beaucoup grossir : si on pouvait remplacer le nucléaire par de l'hydraulique ça serait cool, et déjà en cours, mais on va partir du principe qu'on a saturé de ce côté là, sauf nouvelles technos (marémotrice plus efficace, osmose...)
Donc je ne dis pas de garder le nucléaire pour le plaisir, mais pour son utilité réelle sur un créneau réel.
Si on fait sauter ce créneau là on a presque que des énergies non stable. Donc un besoin bien plus important de stockage de l'énergie. Et si la solution ce sont des batteries, c'est pas une bonne solution : la batterie écolo on l'a pas encore trouvée (sauf des installation comme Grand Maison encore une fois, mais on ne peut pas faire ça sur son toit).
Je résume :
- Quel lien entre la moindre viabilité économique et le climat ?
- Ne serait-ce pas pire de sortir très vite du nucléaire que de garder la filière vivante, tout en réduisant son importance ? Et donc continuer à investir.
- Et finalement : en quoi construire des centrales est-il spécifiquement mauvais pour le climat ?
Le seul argument donné est que si on fait ça alors ça va être au détriment du renouvelable : le présent montre que ce n'est pas complètement vrai, et de toute façon le bilan climatique est le même : pas de gaz à effet de serre, pas de dégradation du climat, ou en tout cas sans commune mesure avec le pétrole de nos voitures.
[^] # Re: C'est toujours pas une bonne raison pour abandonner complètement le nucléaire.
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien Why investing in new nuclear plants is bad for the climate. Évalué à 3. Dernière modification le 29 août 2023 à 11:08.
Ok, c'est pas spécialement ce que voulais dire, mais je comprend ton point de vue.
Ma réflexion est uniquement sur ce point là :
Ils expliquent : « le nucléaire est moins viable économiquement que les énergies renouvelables », et je ne conteste pas, ça fait pas mal de temps qu'on le sait, en tout cas le premier article que j'ai lu à ce sujet date déjà de plusieurs années.
Ils concluent : « investir dans le nucléaire est mauvais pour le climat »
Et là je ne vois pas le lien.
Pas forcément non plus, je ne vois pas pourquoi la recherche devrait se focaliser sur une seule solution, normalement c'est l'inverse : des gens cherchent partout à la fois, parce qu'on ne sait pas où on va trouver.
Mais là je fais peut-être un lien caché.
J'ai le sentiment que si on sort trop vite du nucléaire, avant d'avoir une solution viable au sujet des déchets, ça va devenir un épouvantail. Ça y est on en est sorti, ouf, vous vous rendez pas compte, à quoi on a échappé, c'est affreux, plus jamais ça !
Et ça va devenir difficile de faire de la recherche à ce sujet, en particulier sur le retraitement des déchets.
Sortir du nucléaire d'un bloc pour moi ça signifie en finir avec cette technologie, point final.
Et là, crois-moi, la solution pour les déchets, ça sera de les glisser sous le tapis, et de ne plus en parler.
Ma position c'est de garder la filière vivante, non négligeable, et d'espérer la rendre moins épouvantail, plus propre, et mieux contrôlée.
Bref, ne pas agir dans la précipitation en fermant tout et en jetant les clés.
Toutes non, mais beaucoup, oui.
On voit ça partout dans le moindre écosystème : plus c'est varié plus c'est résilient.
L'avantage du nucléaire c'est de produire gros.
C'est pas maniable, et quand on fait de la maintenance on coupe gros.
Donc tu cumules ça avec de l'hydraulique, qui produit moins, mais de façon très souple, par exemple en 5 minutes une centrale comme Grand Maison peut balancer 1,8GW sur le réseau. Pas longtemps par contre, faudra lui filer du jus pour la « recharger ». Ça bosse en symbiose.
Ça marche aussi avec du renouvelable : les panneaux solaires, le jour, « rechargent » Grand Maison, qui restitue la nuit.
Ou le moindre barrage retient le jour et libère la nuit, pour produire quand les autres ne produisent pas.
Le nucléaire est sur le créneau : production de base, permanente, sans fluctuation, 24h/24, 365j/an.
Et sur le même créneau, ya pas grand chose à part le fossile (qui a à peu près tous les avantages, sauf le climat et la pollution de l'air : souple, rapide, puissant, pas cher, etc).
C'est utile en soi.
Ya quoi en renouvelable sur ce créneau ?
Sachant que grosso modo, pour l'hydraulique, on va pas pouvoir beaucoup grossir : si on pouvait remplacer le nucléaire par de l'hydraulique ça serait cool, et déjà en cours, mais on va partir du principe qu'on a saturé de ce côté là, sauf nouvelles technos (marémotrice plus efficace, osmose...)
Donc je ne dis pas de garder le nucléaire pour le plaisir, mais pour son utilité réelle sur un créneau réel.
Si on fait sauter ce créneau là on a presque que des énergies non stable. Donc un besoin bien plus important de stockage de l'énergie. Et si la solution ce sont des batteries, c'est pas une bonne solution : la batterie écolo on l'a pas encore trouvée (sauf des installation comme Grand Maison encore une fois, mais on ne peut pas faire ça sur son toit).
Je résume :
- Quel lien entre la moindre viabilité économique et le climat ?
- Ne serait-ce pas pire de sortir très vite du nucléaire que de garder la filière vivante, tout en réduisant son importance ? Et donc continuer à investir.
- Et finalement : en quoi construire des centrales est-il spécifiquement mauvais pour le climat ?
Le seul argument donné est que si on fait ça alors ça va être au détriment du renouvelable : le présent montre que ce n'est pas complètement vrai, et de toute façon le bilan climatique est le même : pas de gaz à effet de serre, pas de dégradation du climat, ou en tout cas sans commune mesure avec le pétrole de nos voitures.