On pourrait aussi s'en servir pour les terres rares qui sont tellement un problème pour toi un peu plus bas ? Si on arrete d'investir, on va pas pouvoir mettre en place de filiere de recyclage
Sauf que les terres rares on peut les laisser là où elles sont et on en crèvera pas.
Les déchets radioactifs de longue durée, c'est pas tout à fait la même : on a pissé dans le puits dans lequel on boit, va falloir réussir à filtrer l'eau si on veut pas crever.
Il faut trouver une solution pour ces déchets, on en a accumulé plein depuis 60 ans, et c'est pas en fermant complètement toutes les centrales nucléaires que 1) on va s'en débarrasser magiquement, et 2) on saura aussi gérer le démantèlement de ces centrales qui sont aussi de très gros déchets, radioactifs.
Si on abandonne la filière du jour au lendemain, alors la solution sera de bétonner à mort les centrales, et d'enfouir profondément les déchets, puis de croiser les doigts que ça ne nous revienne pas dans la gueule.
Faut y croire.
J'y crois pas.
On pourrait aussi arrêter de taxer les clopes: arret des taxes => nombre de fumeurs en hausse => l'industrie veut garder ses fumeurs et va donc financer des recherches contre le cancer
Ça marche pas : c'est pas un service public, donc le seul intérêt qui prime est celui du pognon à court et moyen terme, on s'en fout que les gens crèvent dix ou vingt ans plus tôt s'il y a dix fois plus de fumeurs, ça sera toujours rentable.
La balance coût-bénéfice n'est largement pas en faveur de garder les gens en bonne santé, ça ne sert à rien aux vendeurs de tabac.
Tu compares :
* 1 personne en bonne santé fume comme 1 personne par an et pendant 70 ans.
* 3 personnes en mauvaise santé fument comme 3 personnes par an pendant 30 ans.
À la fois en gain immédiat (trois fois plus de ventes) et global (90 vs 70), t'es gagnant à laisser crever les gens si t'as plus de clients.
Une solution écologique se doit d’être viable économiquement. C'est un pre-requis sinon les generations futures se détourneront et iront au moins cher. C'est normal et c'est humain. L'enjeu est donc d’être moins cher que le fossile.
Le fossile va exploser si on continue de l'utiliser...
Et le nucléaire aura coûté très très cher au global si on arrête tout maintenant.
L'exemple de Superphénix est frappant : ça n'aurait pas coûté plus cher de la laisser tourner, même à 40% du temps, pendant dix ans de plus.
Et là on est face au gros problème : sur-investissement dans le nucléaire, et coûts à venir très élevés. En plus on saborde la viabilité économique d'EDF, ça va en effet coûter très cher, vu que dans les coût il y a aussi les milliards filés à des actionnaires de boîtes « concurrentes » qui se contentent de revendre l'électricité en empochant la différence de prix.
Ma position c'est juste de garder la filière vivante et innovante, pas de la garder à 70%.
Si on a un truc du genre on remplace 30% du parc vieillissant par du neuf, et 70% par du renouvelable, c'est pas mal, dans 30 ans on aura du nucléaire neuf pour quelque chose comme 20% de nos besoins, toujours environ 20% d'hydraulique, et 60% de renouvelable : on aura réussi la transition.
Sachant que tout ça n'a aucun impact sur le climat.
Aucune des énergies dont on parle en France n'influe négativement sur le climat.
Nos énergies fossiles, en France, c'est dans le transport, pas dans l'électricité.
Donc encore une fois : quel rapport avec la crise climatique ?
Comment on passe de « le nucléaire n'est pas viable économiquement » à « investir dans le nucléaire est néfaste pour le climat » ? C'est pas pire que les énergies renouvelables en terme de gaz à effet de serre, ou d'appauvrissement des sols, de réduction de la biodiversité, de déforestation, etc.
Le problème climatique il est pas là !
[^] # Re: C'est toujours pas une bonne raison pour abandonner complètement le nucléaire.
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien Why investing in new nuclear plants is bad for the climate. Évalué à 4.
Sauf que les terres rares on peut les laisser là où elles sont et on en crèvera pas.
Les déchets radioactifs de longue durée, c'est pas tout à fait la même : on a pissé dans le puits dans lequel on boit, va falloir réussir à filtrer l'eau si on veut pas crever.
Il faut trouver une solution pour ces déchets, on en a accumulé plein depuis 60 ans, et c'est pas en fermant complètement toutes les centrales nucléaires que 1) on va s'en débarrasser magiquement, et 2) on saura aussi gérer le démantèlement de ces centrales qui sont aussi de très gros déchets, radioactifs.
Si on abandonne la filière du jour au lendemain, alors la solution sera de bétonner à mort les centrales, et d'enfouir profondément les déchets, puis de croiser les doigts que ça ne nous revienne pas dans la gueule.
Faut y croire.
J'y crois pas.
Ça marche pas : c'est pas un service public, donc le seul intérêt qui prime est celui du pognon à court et moyen terme, on s'en fout que les gens crèvent dix ou vingt ans plus tôt s'il y a dix fois plus de fumeurs, ça sera toujours rentable.
La balance coût-bénéfice n'est largement pas en faveur de garder les gens en bonne santé, ça ne sert à rien aux vendeurs de tabac.
Tu compares :
* 1 personne en bonne santé fume comme 1 personne par an et pendant 70 ans.
* 3 personnes en mauvaise santé fument comme 3 personnes par an pendant 30 ans.
À la fois en gain immédiat (trois fois plus de ventes) et global (90 vs 70), t'es gagnant à laisser crever les gens si t'as plus de clients.
Le fossile va exploser si on continue de l'utiliser...
Et le nucléaire aura coûté très très cher au global si on arrête tout maintenant.
L'exemple de Superphénix est frappant : ça n'aurait pas coûté plus cher de la laisser tourner, même à 40% du temps, pendant dix ans de plus.
Et là on est face au gros problème : sur-investissement dans le nucléaire, et coûts à venir très élevés. En plus on saborde la viabilité économique d'EDF, ça va en effet coûter très cher, vu que dans les coût il y a aussi les milliards filés à des actionnaires de boîtes « concurrentes » qui se contentent de revendre l'électricité en empochant la différence de prix.
Ma position c'est juste de garder la filière vivante et innovante, pas de la garder à 70%.
Si on a un truc du genre on remplace 30% du parc vieillissant par du neuf, et 70% par du renouvelable, c'est pas mal, dans 30 ans on aura du nucléaire neuf pour quelque chose comme 20% de nos besoins, toujours environ 20% d'hydraulique, et 60% de renouvelable : on aura réussi la transition.
Sachant que tout ça n'a aucun impact sur le climat.
Aucune des énergies dont on parle en France n'influe négativement sur le climat.
Nos énergies fossiles, en France, c'est dans le transport, pas dans l'électricité.
Donc encore une fois : quel rapport avec la crise climatique ?
Comment on passe de « le nucléaire n'est pas viable économiquement » à « investir dans le nucléaire est néfaste pour le climat » ? C'est pas pire que les énergies renouvelables en terme de gaz à effet de serre, ou d'appauvrissement des sols, de réduction de la biodiversité, de déforestation, etc.
Le problème climatique il est pas là !