Dans ce domaine, ce sont les géants de l’informatique qui font face aux clients finaux, comme Google, qui récoltent les bénéfices; et il arrive souvent que les créateurs des logiciels libres qui forment les fondations de Google et d’innombrables autres entreprises travaillent gratuitement.
Je pense qu'il y a une erreur d'analyse sur plusieurs points.
Pour commencer: Les "géants de l'informatique" ne récoltent pas les bénéfices du libre. Si une entreprise récolte de l'argent, c'est par ce qu'elle vent un travail. Que ce soit un service fourni, de la maintenance, du sur-mesure, de la distribution, etc. Bref, elles ne sont pas payées pour le logiciel mais pour la travail fourni.
Et les "géants de l'informatique" existaient déjà avant que le logiciel libre ne soit populaire. Vu leur moyens, si elles n'ont pas un logiciel libre sous la main, "les géants" développent une solution maison et proprio pour leurs services. Et au final "ils" sont toujours là et on a moins de logiciels libres. Au moins, avec du logiciel libre, on peu se passer de ces géants et même plus facilement les concurrencer.
Ensuite, le travail bénévole: Il est possible de gagner de l'argent avec du logiciel libre. Et de pleins de façons: Vente de services, sur-mesure, maintenance, formation, etc. Alors oui, on va rencontrer des difficultés. Mais on les rencontrera également si on fait du logiciel non libre, avec le même résultat.
Quand les gens pensent à limiter les droits des logiciels qu'elles et ils développent, et à vendre des licences d'utilisation, ils et elles pensent tout de suite à Adobe ou Microsoft. Mais elles et ils oublient toutes les personnes, entreprises comme particuliers, qui se sont cassés les dents en vendant du logiciel privateur. Ce n'est pas par ce que tu mets en vente quelque chose que les gens vont acheter. Et tu vas rencontrer les mêmes difficultés qu'avec du logiciel libre: Des concurrents mieux connus, avec un marché captif, avec plus de capitaux, etc; Tu devra faire face aux mêmes discriminations sur tes revenus, ou l'accès aux écoles, au temps libre, aux capitaux ou à un réseau de clients potentiels, etc; Tu aura des clients qui ne voudront quand même pas payer et qui vont soit contourner tes mesures soit renoncer à utiliser tes logiciels.
Et, si tu as un marché pour vendre une licence d'utilisation d'un logiciel non libre, alors tu as aussi un marché pour un financement participatif du développement d'un logiciel libre.
Au final, si tu n'arrive pas à vivre d'un logiciel libre, tu n'arrivera pas à en vivre quel que soit le modèle de développement. Car les problèmes que tu rencontre ne peuvent pas être réglés avec un modèle de développement logiciel: Ils nécessitent de s'attaquer aux problèmes à leurs racines. Racines qui ne sont pas dans l'informatique. On ne peut pas tout régler avec une licence et de bonnes intentions. Le logiciel libre se charge de ce qu'on peut régler avec le logiciel.
# Petite erreur d'analyse
Posté par Yuul B. Alwright . En réponse à la dépêche Désolé, j'ai forké. Évalué à 7.
Je pense qu'il y a une erreur d'analyse sur plusieurs points.
Pour commencer: Les "géants de l'informatique" ne récoltent pas les bénéfices du libre. Si une entreprise récolte de l'argent, c'est par ce qu'elle vent un travail. Que ce soit un service fourni, de la maintenance, du sur-mesure, de la distribution, etc. Bref, elles ne sont pas payées pour le logiciel mais pour la travail fourni.
Et les "géants de l'informatique" existaient déjà avant que le logiciel libre ne soit populaire. Vu leur moyens, si elles n'ont pas un logiciel libre sous la main, "les géants" développent une solution maison et proprio pour leurs services. Et au final "ils" sont toujours là et on a moins de logiciels libres. Au moins, avec du logiciel libre, on peu se passer de ces géants et même plus facilement les concurrencer.
Ensuite, le travail bénévole: Il est possible de gagner de l'argent avec du logiciel libre. Et de pleins de façons: Vente de services, sur-mesure, maintenance, formation, etc. Alors oui, on va rencontrer des difficultés. Mais on les rencontrera également si on fait du logiciel non libre, avec le même résultat.
Quand les gens pensent à limiter les droits des logiciels qu'elles et ils développent, et à vendre des licences d'utilisation, ils et elles pensent tout de suite à Adobe ou Microsoft. Mais elles et ils oublient toutes les personnes, entreprises comme particuliers, qui se sont cassés les dents en vendant du logiciel privateur. Ce n'est pas par ce que tu mets en vente quelque chose que les gens vont acheter. Et tu vas rencontrer les mêmes difficultés qu'avec du logiciel libre: Des concurrents mieux connus, avec un marché captif, avec plus de capitaux, etc; Tu devra faire face aux mêmes discriminations sur tes revenus, ou l'accès aux écoles, au temps libre, aux capitaux ou à un réseau de clients potentiels, etc; Tu aura des clients qui ne voudront quand même pas payer et qui vont soit contourner tes mesures soit renoncer à utiliser tes logiciels.
Et, si tu as un marché pour vendre une licence d'utilisation d'un logiciel non libre, alors tu as aussi un marché pour un financement participatif du développement d'un logiciel libre.
Au final, si tu n'arrive pas à vivre d'un logiciel libre, tu n'arrivera pas à en vivre quel que soit le modèle de développement. Car les problèmes que tu rencontre ne peuvent pas être réglés avec un modèle de développement logiciel: Ils nécessitent de s'attaquer aux problèmes à leurs racines. Racines qui ne sont pas dans l'informatique. On ne peut pas tout régler avec une licence et de bonnes intentions. Le logiciel libre se charge de ce qu'on peut régler avec le logiciel.