Une n-ième démonstration de pourquoi le libre est utile : ne pas dépendre de la volonté d'un développeur!
Il n'y a pas à être désolé, le développeur initial a changé sa position vis à vis du libre, le fork est une réponse justement contre ça, et une arme jamais utilisée quand il y a besoin n'est pas une arme.
Notons le côté foireux de l'excuse pour quitter le libre :
Dans ce domaine, ce sont les géants de l’informatique qui font face aux clients finaux, comme Google, qui récoltent les bénéfices; et il arrive souvent que les créateurs des logiciels libres qui forment les fondations de Google et d’innombrables autres entreprises travaillent gratuitement.
Aucun rapport. Le libre c'est surtout travailler dans le futur, pas de capitaliser sur le passé, Google utilise le passé, si il a un besoin il n'hésitera pas à payer pour faire évoluer.
Personne n'a d'obligation à travailler gratuitement, c'est ce que je répète souvent à des entreprises qui me demandent un fix rapide pour leur workflow : on a un contrat de maintenance? Ben si tu n'en as pas, c'est que tu en avais pas besoin, maintenant si tu veux un fix ponctuel tu payes plein pot l'urgence (en pratique la moitié des entreprises payent, l'autre moitié ne trouve plus bizarrement le fix si urgent).
Et vous, qu’en pensez-vous ? Que pensez-vous de l’idée viabiliser le développement d’un logiciel en le publiant sous une licence libre, mais restrictive, en commercialisant des exceptions à la licence
C'est considérer le libre comme un produit d'appel dont la seule valeur est de vendre du non libre, cf MySQL, ça dit long sur la vision qu'on les gens sur le libre (=vous utiliser comme pub gratuite et garder la partie bankable). Pas grande différence avec la vision du non libre dans la pratique, et absolument rien de nouveau, la seule différence ici étant d'être MIT pour mieux se faire connaître puis passer à vendre du non libre en cours de route, mais ça devient de moins en moins nouveau comme tentative.
Est-il correct de forker un logiciel libre dont l’auteur essaie de rendre son projet plus pérenne en le monétisant ?
Oui, car l'auteur initial a utilisé le libre pour se faire connaître puis essaye de quitte le libre une fois connu, et considérer non correct une liberté du libre reviendrait à trouver non correct le libre en pratique.
L'auteur initial a explicitement (via la licence) autorisé ce fork, on a l'approbation de l'auteur initial même si le lendemain il dit le contraire car son approbation ne l'arrange plus.
Ce qui ne serait pas correct est de considérer l'usage d'une liberté du libre comme non correct, si vous n'aimez pas les libertés du libre le plus simple est de ne pas faire de libre (par contre, faut assumer, vous n'aurez pas la pub "cool" du libre, normal).
ensuite, il y a 2 logiciels, un libre MIT et un libre AGPL/proprio, les 2 ont le même niveau de "correct" au présent (on se fout du passé, de qui a fait quoi avant, l’intérêt est le présent/futur) et que le meilleur business model gagne.
encore merci le libre de ne pas lier les gens à la volonté changeante d'un développeur, si il y a un besoin le logiciel peut être repris par un autre sans avoir une rente sur le passé (à par le nom, c'est un sujet aussi certes, mais moindre que le code si le fork est utile).
# encore merci le libre
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse à la dépêche Désolé, j'ai forké. Évalué à 10. Dernière modification le 25 août 2023 à 10:11.
Une n-ième démonstration de pourquoi le libre est utile : ne pas dépendre de la volonté d'un développeur!
Il n'y a pas à être désolé, le développeur initial a changé sa position vis à vis du libre, le fork est une réponse justement contre ça, et une arme jamais utilisée quand il y a besoin n'est pas une arme.
Notons le côté foireux de l'excuse pour quitter le libre :
Aucun rapport. Le libre c'est surtout travailler dans le futur, pas de capitaliser sur le passé, Google utilise le passé, si il a un besoin il n'hésitera pas à payer pour faire évoluer.
Personne n'a d'obligation à travailler gratuitement, c'est ce que je répète souvent à des entreprises qui me demandent un fix rapide pour leur workflow : on a un contrat de maintenance? Ben si tu n'en as pas, c'est que tu en avais pas besoin, maintenant si tu veux un fix ponctuel tu payes plein pot l'urgence (en pratique la moitié des entreprises payent, l'autre moitié ne trouve plus bizarrement le fix si urgent).
C'est considérer le libre comme un produit d'appel dont la seule valeur est de vendre du non libre, cf MySQL, ça dit long sur la vision qu'on les gens sur le libre (=vous utiliser comme pub gratuite et garder la partie bankable). Pas grande différence avec la vision du non libre dans la pratique, et absolument rien de nouveau, la seule différence ici étant d'être MIT pour mieux se faire connaître puis passer à vendre du non libre en cours de route, mais ça devient de moins en moins nouveau comme tentative.
Oui, car l'auteur initial a utilisé le libre pour se faire connaître puis essaye de quitte le libre une fois connu, et considérer non correct une liberté du libre reviendrait à trouver non correct le libre en pratique.
L'auteur initial a explicitement (via la licence) autorisé ce fork, on a l'approbation de l'auteur initial même si le lendemain il dit le contraire car son approbation ne l'arrange plus.
Ce qui ne serait pas correct est de considérer l'usage d'une liberté du libre comme non correct, si vous n'aimez pas les libertés du libre le plus simple est de ne pas faire de libre (par contre, faut assumer, vous n'aurez pas la pub "cool" du libre, normal).
ensuite, il y a 2 logiciels, un libre MIT et un libre AGPL/proprio, les 2 ont le même niveau de "correct" au présent (on se fout du passé, de qui a fait quoi avant, l’intérêt est le présent/futur) et que le meilleur business model gagne.
encore merci le libre de ne pas lier les gens à la volonté changeante d'un développeur, si il y a un besoin le logiciel peut être repris par un autre sans avoir une rente sur le passé (à par le nom, c'est un sujet aussi certes, mais moindre que le code si le fork est utile).