J'ai fait beaucoup d'autostop dans ma jeunesse. En particulier, tout mon DUT je l'ai fait en autostop. Entre La Ciotat et Luminy (Marseille), pour ceux qui connaissent la région, on comprend vite que prendre le train et le bus, c'est compliqué.
Du coup, je faisais du stop. C'est devenu du co-voiturage à force, puisqu'à faire du stop au même horaire, sur le même trajet, on finit par tomber toujours sur les mêmes personnes. Et oui, c'est très sympa sur le plan humain car les relations dans une voiture sont beaucoup plus conviviales que dans les transports en commun. C'est comme si on était invité chez quelqu'un, donc, on socialise. La voiture n'a pas que des inconvénient, hein.
Bon après, avec ma propension à faire du stop, j'ai aussi vécu des aventures disons, moins enthousiasmante. Quand j'étais jeune, je n'étais pas spécialement le genre de personne "raisonnable". En gros, si je me croisais maintenant, je penserais de moi que j'étais totalement con. Ou en tout cas, que j'en tenais une bonne couche. Mon aventure d'autostoppeur la plus épique, ça a été de faire La Ciotat Lyon en stop. L'idée était de rejoindre ma copine de l'époque, pour la fête des lumières et il y avait un problème de train.
Je m'étais mis à la sortie du péage sur l'autoroute. (déjà, ça c'est interdit, même sur le parking en sortie de péage ...). Et là, je tombe sur un Allemand, un soudeur, qui remonte à Dusseldorf depuis Toulon dans un van Mercedes. Un gros van double essieu surement plein de matos. On est vendredi soir. La nuit viens de tomber. Il s'est arrêté pour pisser et il me dit de monter en voyant mon panneau "Lyon - Participe aux frais" écrit sur un gros carton à dessin.
J'embarque et nous voila parti. On essaye de papoter, mais je parle pas Allemand, il ne parle pas Français, et on est tout les deux pas très doué en Anglais. Tant pis. Mais je capte vite un léger problème sous forme de bouteille de pif, dont il tape dedans régulièrement. Surement du vin blanc. Il me propose un godet que je décline.
Ok, bon, va falloir faire avec, j'espère qu'il tiens bien l'alcool. Le raisonner semble peine perdue. On s'arrête dans un relais routier de l'autoroute pour bouffer, chacun part un peu de son coté, quand je le retrouve au resto, son plateau est plein de cadavres de bière. Bordel. Je me pose la question de continuer avec lui ou pas. Mais bon, ma copine m'attend a Lyon. Bref, on repart.
Sur l'autoroute la trajectoire commence à devenir très approximative, et on manque de se prendre le rail. Mon soudeur allemand bourré qui me sert de pilote a encore un peu de présence d'esprit et décide de s'arrêter sur une aire d'autoroute pour pioncer.
A ce moment là de notre histoire, votre narrateur préféré se retrouve a devoir passer la nuit sur une aire d'autoroute avec un soudeur allemand bourré alors qu'à la base, il devait passé la nuit avec sa copine dans la ville Lumiere a l'occasion de la fête du même nom. L'expression être légèrement désappointé par la tournure des événement semble approprié a la nature de la situation.
Mais bon, je prend les chose en main, je le baratine, lui montre mon permis de conduire, je lui explique que je peux conduire son camion, pas de souci, etc ... Bref, de toute façon, il est cuit, donc il ne résiste pas longtemps à mon baratin, me file les clés, sa carte bleue pour les péages et on change de place.
J'ai conduit le reste du trajet. Pied au plancher. ça marche bien ces gros van Mercedes, même chargé. Je l'ai réveillé sur la bande d'arrêt d'urgence, après le tunnel sous Fourvière. Salut et merci pour le poisson. Et vous ne savez pas la meilleure. Je me suis limite fait engueuler par ma copine, en mode "c'est à cette heure là que t'arrive ?"
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
# L'autostop c'est génial.
Posté par Big Pete . En réponse au journal l'autostop comme pratique politique. Évalué à 10.
J'ai fait beaucoup d'autostop dans ma jeunesse. En particulier, tout mon DUT je l'ai fait en autostop. Entre La Ciotat et Luminy (Marseille), pour ceux qui connaissent la région, on comprend vite que prendre le train et le bus, c'est compliqué.
Du coup, je faisais du stop. C'est devenu du co-voiturage à force, puisqu'à faire du stop au même horaire, sur le même trajet, on finit par tomber toujours sur les mêmes personnes. Et oui, c'est très sympa sur le plan humain car les relations dans une voiture sont beaucoup plus conviviales que dans les transports en commun. C'est comme si on était invité chez quelqu'un, donc, on socialise. La voiture n'a pas que des inconvénient, hein.
Bon après, avec ma propension à faire du stop, j'ai aussi vécu des aventures disons, moins enthousiasmante. Quand j'étais jeune, je n'étais pas spécialement le genre de personne "raisonnable". En gros, si je me croisais maintenant, je penserais de moi que j'étais totalement con. Ou en tout cas, que j'en tenais une bonne couche. Mon aventure d'autostoppeur la plus épique, ça a été de faire La Ciotat Lyon en stop. L'idée était de rejoindre ma copine de l'époque, pour la fête des lumières et il y avait un problème de train.
Je m'étais mis à la sortie du péage sur l'autoroute. (déjà, ça c'est interdit, même sur le parking en sortie de péage ...). Et là, je tombe sur un Allemand, un soudeur, qui remonte à Dusseldorf depuis Toulon dans un van Mercedes. Un gros van double essieu surement plein de matos. On est vendredi soir. La nuit viens de tomber. Il s'est arrêté pour pisser et il me dit de monter en voyant mon panneau "Lyon - Participe aux frais" écrit sur un gros carton à dessin.
J'embarque et nous voila parti. On essaye de papoter, mais je parle pas Allemand, il ne parle pas Français, et on est tout les deux pas très doué en Anglais. Tant pis. Mais je capte vite un léger problème sous forme de bouteille de pif, dont il tape dedans régulièrement. Surement du vin blanc. Il me propose un godet que je décline.
Ok, bon, va falloir faire avec, j'espère qu'il tiens bien l'alcool. Le raisonner semble peine perdue. On s'arrête dans un relais routier de l'autoroute pour bouffer, chacun part un peu de son coté, quand je le retrouve au resto, son plateau est plein de cadavres de bière. Bordel. Je me pose la question de continuer avec lui ou pas. Mais bon, ma copine m'attend a Lyon. Bref, on repart.
Sur l'autoroute la trajectoire commence à devenir très approximative, et on manque de se prendre le rail. Mon soudeur allemand bourré qui me sert de pilote a encore un peu de présence d'esprit et décide de s'arrêter sur une aire d'autoroute pour pioncer.
A ce moment là de notre histoire, votre narrateur préféré se retrouve a devoir passer la nuit sur une aire d'autoroute avec un soudeur allemand bourré alors qu'à la base, il devait passé la nuit avec sa copine dans la ville Lumiere a l'occasion de la fête du même nom. L'expression être légèrement désappointé par la tournure des événement semble approprié a la nature de la situation.
Mais bon, je prend les chose en main, je le baratine, lui montre mon permis de conduire, je lui explique que je peux conduire son camion, pas de souci, etc ... Bref, de toute façon, il est cuit, donc il ne résiste pas longtemps à mon baratin, me file les clés, sa carte bleue pour les péages et on change de place.
J'ai conduit le reste du trajet. Pied au plancher. ça marche bien ces gros van Mercedes, même chargé. Je l'ai réveillé sur la bande d'arrêt d'urgence, après le tunnel sous Fourvière. Salut et merci pour le poisson. Et vous ne savez pas la meilleure. Je me suis limite fait engueuler par ma copine, en mode "c'est à cette heure là que t'arrive ?"
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.