Matt Asay est quand même assez connu, mes collègues US en parlent de temps en temps.
Ensuite, il a des avis qu'on pourrait qualifier de "controversé".
Mais je le rejoint en partie dans son analyse car visiblement, beaucoup de gens se foutent des licenses.
Si c'est sur github, alors une part non négligeable de gens vont se dire que c'est utilisable sans souci de licence. C'est pareil que "si c'est sur le web, alors je peux prendre l'image".
Et c'est pas étonnant, parce que justement, il y a pas de probléme en pratique la majorité du temps pour les individus. Si demain, j'arrive, je prends du code et je fait un truc contre la licence chez moi, rien m'arrive, tout comme je n'aurais pas de souci si je prends une photo au pif pour illustrer mes diapos pour l'anniversaire de mon chien.
Les gens qui se préoccupent de ce genre de considération, c'est en général les personnes qui vont monétiser leur création. Par exemple, les photographes professionnels ou les personnes qui bosse dans la communication ne prennent pas les photos au pif (au moins les premiers). Mais sans doute pas la plupart des devs, qui veulent pas se fatiguer avec ça, et qui ne se pense pas comme "créatif" (et le code de la propriété intellectuel, qui justement assigne les divers droits à l'employeur, n'aide pas à se penser comme tel).
Donc ouais, Matt est biaisé (très largement), mais sur le fond, il a partiellement raison, il y a tout une frange de personnes qui contribuent au libre mais pour qui les licences sont un détail.
L'omniprésence des licences MIT-like dans pas mal d'écosystéme montre qu'il y a quand même une assez longue traîne de petit projets qui sont la sans grande considération politique et/ou commercial poussant à prendre une licence avec plus de substance et/ou de restriction.
La seule différence, c'est que dans le cas du code, c'est en général correct (dans le sens ou en effet, la code utile sur github va être utilisable sans probléme)
Les photographes et autres profesionnels du monde de l'image s'en préoccupent. M
[^] # Re: Boaf.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien "Les rambos de l'open source". Évalué à 4.
Matt Asay est quand même assez connu, mes collègues US en parlent de temps en temps.
Ensuite, il a des avis qu'on pourrait qualifier de "controversé".
Mais je le rejoint en partie dans son analyse car visiblement, beaucoup de gens se foutent des licenses.
Si c'est sur github, alors une part non négligeable de gens vont se dire que c'est utilisable sans souci de licence. C'est pareil que "si c'est sur le web, alors je peux prendre l'image".
Et c'est pas étonnant, parce que justement, il y a pas de probléme en pratique la majorité du temps pour les individus. Si demain, j'arrive, je prends du code et je fait un truc contre la licence chez moi, rien m'arrive, tout comme je n'aurais pas de souci si je prends une photo au pif pour illustrer mes diapos pour l'anniversaire de mon chien.
Les gens qui se préoccupent de ce genre de considération, c'est en général les personnes qui vont monétiser leur création. Par exemple, les photographes professionnels ou les personnes qui bosse dans la communication ne prennent pas les photos au pif (au moins les premiers). Mais sans doute pas la plupart des devs, qui veulent pas se fatiguer avec ça, et qui ne se pense pas comme "créatif" (et le code de la propriété intellectuel, qui justement assigne les divers droits à l'employeur, n'aide pas à se penser comme tel).
Donc ouais, Matt est biaisé (très largement), mais sur le fond, il a partiellement raison, il y a tout une frange de personnes qui contribuent au libre mais pour qui les licences sont un détail.
L'omniprésence des licences MIT-like dans pas mal d'écosystéme montre qu'il y a quand même une assez longue traîne de petit projets qui sont la sans grande considération politique et/ou commercial poussant à prendre une licence avec plus de substance et/ou de restriction.
La seule différence, c'est que dans le cas du code, c'est en général correct (dans le sens ou en effet, la code utile sur github va être utilisable sans probléme)
Les photographes et autres profesionnels du monde de l'image s'en préoccupent. M