• # Écolo ?

    Posté par . En réponse au journal Ah la SNCF!. Évalué à -10.

    Cet été, je voyage en train. C'est bien, c'est écolo.

    Je me pose sérieusement la question du coût écologique d’un service ferroviaire de haut niveau qui implique :

    • un réseau ferré étendu : une grosse partie du coût écologique du train est évacué parce que le réseau a été construit il y longtemps (je ne suis pas du tout sûr qu’il soit pris en compte dans bilan d’un voyage d’aujourd’hui, sans compter qu’à l’époque, toute machine ou presque fonctionnait au charbon ou au pétrole, l’électrification de masse ayant eu lieu dans les années 50 sauf erreur). Il suffit d’ailleurs de voir les levées de boucliers dès qu’une nouvelle ligne est envisagée (je ne veux pas dire par là qu’elle ne sont pas légitimes, juste que le rail ça consomme du sol et des ressources comme toute infrastructure, sans oublier qu’elle est double : voie + caténaire, voire triple avec le grillage anti-intrusion).

    • du matériel, qui a une durée de vie limitée selon les normes actuelles : environ 40 ans (alors que notre matériel déclassé est parfois réutilisé dans d’autres pays).

    • des rotations quasi à vide : pour avoir un TGV qui part à 5 h de Brest, il en fait un qui soit arrivé la veille tard et qui a peu de chance d’être plein : déplacer 400 t à plus de 200 km/h même à mi-charge, ça ne peut pas être neutre sur le bilan global.

    • une sur-capacité : en Suisse par exemple, pour garantir la régularité, il y a des trains de secours prêts à partir pour pallier une défaillance.

    • des gares partout : ce qu’on reproche au réseau actuel, c’est la fermeture des lignes « non-rentables ».

    Bref, sans nier l’intérêt (rapidité, confort, tranquillité de ne pas avoir à conduire), je pense que le coût écologique complet d’un service tel qu’on en rêve ne doit pas être négligeable et non négligé.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »