• [^] # Re: bon apparemment il parle de moi

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal À quand un bouton signaler sur Linuxfr ?. Évalué à 2.

    La déclaration des droits de l'Homme fait référence au fait que le pouvoir publique doit respecter ce principe pas que tout le monde doit le respecter.

    Le site du gouvernement dit le contraire:

    "c’est un principe qui vient limiter la liberté d’expression et qui autorise toute personne non encore condamnée, mais présentée dans la presse comme coupable, à obtenir une rectification publique ;"

    Donc à minima, la présomption d'innocence ouvre à un droit à faire un procès à la presse.

    De même, le même site parle d'un rapport de 2021 qui pointe que les réseaux sociaux "occasionnent des atteintes à grande échelle et très rapides" de la présomption.

    Pour moi, ça me semble dire de façon assez clair que ça a des implications au delà de la justice.

    Ensuite, je suis d'accord qu'il y a une frontière floue entre la presse et le grand public, surtout avec l'internet, les réseaux sociaux, etc.

    La déclaration des droits de l'Homme

    Sauf erreur de ma part, il y en a plusieurs, donc je pense qu'il faut préciser.

    Si on regarde le texte de l'ECHR (texte auquel j'ai tendance à me référer quand je parle des droits humains, par habitude), l'article 6 ne se limite pas à la justice dans son texte.

    De même, l'article 11 de la déclaration de 1948 dit simplement:

    "Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées"

    Je pense que la nuance n'est pas "justice" vs "reste du pays", mais plus "le faire de façon public" vs "le faire en privé".

    En effet, en privé, on fait grosso modo ce qu'on veux par rapport à ça, sauf exceptions. Mais la question de savoir ce qui compte comme privé à l'heure des réseaux sociaux et de linuxfr, c'est sans doute autre chose.

    Pour les journaux par exemple, on parlera plus naturellement de déontologie par exemple.

    On va pas non plus se voiler la face, la déontologie n'est pas suivi à 100% par tout le monde dans le milieu de la presse.

    De plus, la déontologie est souvent géré par un organisme visant à l'autorégulation du secteur (comme le CJDM en France), et c'est parfois une méthode pour éviter une régulation étatique (Code Hays pour le ciné US, Comics Code Authority pour les comics US, mais plus récemment le Frontier Model Forum pour les "IA" aux USA).

    Et comme dit plus haut, si la présomption d’innocence donne le droit de faire rectifier les journaux (et des dommages et intérêts), la déontologie s'aligne quand même vachement bien avec les obligations de pas perdre de thunes pour rien d'une entreprise classique.

    Je n'en vois pas ici. Tu n'a pas le droit de te faire justice toi même, tu n'a pas le droit de refuser comme client par exemple, mais ta tout à fait le droit de croire qu'il est coupable.

    Alors je ne sais pas exactement ce que tu ne vois pas.

    Si c'est la tension avec d'autres droits fondamentaux, le premier qui me vient à l'esprit, c'est le droit à la liberté d'expression, comme dire "ce flic est un tueur". La présomption d'innocence est plus ou moins en contradiction avec ce principe de façon assez direct.

    Ensuite, j'ai rien d'autre qui me vient en tête, donc peut être que c'est un second droit que tu ne vois pas, et ton point (que je concède) est que mon pluriel est incorrect.

    Si c'est sur la question politique, il suffit de voir l'opposition entre les personnes vachement à droite et pro-flic, et d'autres vachement plus à gauche et pas trop pro-flic.