• [^] # Re: Niger

    Posté par . En réponse au journal Lutte Informatique d'Influence. Évalué à 3.

    Sans contre-pouvoir — le seul face à l’armée, étant donné la nature sensible des missions potentielles étant le parlement dont on sait ce qu’il vaut en France — nul doute que l’armée aura une vision très extensive de sa mission.

    L'armée n'est pas un pouvoir. Dans une démocratie bien ordonnée, ainsi que, d'ailleurs, dans pas mal de régimes dictatoriaux de type monarchique, l'armée est un instrument au service du pouvoir politique. Dans le bureau d'un général, tu trouveras les portraits de civils : le président et le ministre des Armées. C'est tout le sens de la citation de Clausewitz, qui énonce que la guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens.

    Dans ces conditions, l'armée mettra en œuvre les moyens qu'elle estime nécessaire pour mener à bien la mission qui lui a été assignée. Si la mission est "butez-moi ces Rouges, peu importent les dégâts collatéraux", elle tentera de buter les Rouges et ne se souciera pas des conséquences1 . Si la mission est "contrecarrez la propagande russe en Afrique sans compromettre notre politique étrangère ni contrevenir au caractère démocratique de notre pays", alors elle sera un tantinet plus subtile.

    Il est classique, et facile, de critiquer l'armée. On a facilement tendance à oublier que l'armée exécute les ordres du politique et a interdiction de les contredire comme de se défendre. En dehors d'une junte, le donneur d'ordre, in fine, c'est un civil.

    Et, bien souvent, il fait tout pour détourner les critiques.


    1. Elle tentera, car il est évident que les Rouges, quant à eux, mettront en œuvre les moyens qu'ils estiment nécessaires pour ne pas se faire buter.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.