C’est de fait totalement casse-gueule ; ce qui caractérise Internet c’est bien l’absence de frontières. Qui décidera et sur quels critères si une information provient de la société civile (nationale ou étrangère) ou d’une tentative de déstabilisation ennemie.
La problématique est bien évoquée dans le document — histoire de donner le change ? —, mais n’est pas du tout traitée à la hauteur des enjeux et des risques posés à la démocratie (l’argumentaire du complot étranger étant un grand classique des dictatures — voir les lois sur les financements des associations en Russie).
Sans contre-pouvoir — le seul face à l’armée, étant donné la nature sensible des missions potentielles étant le parlement dont on sait ce qu’il vaut en France — nul doute que l’armée aura une vision très extensive de sa mission.
Il existe pourtant des solutions, pour m’intéresser de loin au sujet, j’ai vu passer des études universitaires sur les campagnes de désinformation. À travers des analyses statistiques notamment on sait que l’extrême-droite / les complotistes / anti-vax / climatosceptique se regroupe dans une sphère très homogène et très concentrée autour d’un nombre réduits de comptes "influenceurs" (par conséquent très facilement identifiables). Mais ma main à couper qu’ils ne seront pas la cible. Au contraire l’objectif est très clairement et explicitement politique : toute critique des interventions extérieures, tout dénonciation du néocolonialisme, sera visée.
[^] # Re: Niger
Posté par ni66 . En réponse au journal Lutte Informatique d'Influence. Évalué à 0.
C’est de fait totalement casse-gueule ; ce qui caractérise Internet c’est bien l’absence de frontières. Qui décidera et sur quels critères si une information provient de la société civile (nationale ou étrangère) ou d’une tentative de déstabilisation ennemie.
La problématique est bien évoquée dans le document — histoire de donner le change ? —, mais n’est pas du tout traitée à la hauteur des enjeux et des risques posés à la démocratie (l’argumentaire du complot étranger étant un grand classique des dictatures — voir les lois sur les financements des associations en Russie).
Sans contre-pouvoir — le seul face à l’armée, étant donné la nature sensible des missions potentielles étant le parlement dont on sait ce qu’il vaut en France — nul doute que l’armée aura une vision très extensive de sa mission.
Il y a déjà un précédent.
Il existe pourtant des solutions, pour m’intéresser de loin au sujet, j’ai vu passer des études universitaires sur les campagnes de désinformation. À travers des analyses statistiques notamment on sait que l’extrême-droite / les complotistes / anti-vax / climatosceptique se regroupe dans une sphère très homogène et très concentrée autour d’un nombre réduits de comptes "influenceurs" (par conséquent très facilement identifiables). Mais ma main à couper qu’ils ne seront pas la cible. Au contraire l’objectif est très clairement et explicitement politique : toute critique des interventions extérieures, tout dénonciation du néocolonialisme, sera visée.