• [^] # Re: « selon une étude, [fait extraordinaire], pourrait [conséquence a priori improbable] »

    Posté par . En réponse au lien Selon une étude, le Gulf Stream pourrait s'effondrer dès 2025. Évalué à 4.

    On peut jouer sur les mots, effectivement. C'est pour ça encore une fois, que je renvoi vers l'interview de Douville. Bref.

    Ce qu'il explique dans cette interview, ou du moins, ce que j'en retiens, c'est que le GIEC a beaucoup de mal a expliqué aux politiques qu'on est entrain de foncer dans le brouillard. Le brouillard, c'est les incertitudes, et l'accélérateur, c'est notre consommation toujours croissante d'énergie fossile.

    On leur répond, si vous ne voyez rien ou mal, pourquoi nous dire qu'il y a peut-être un mur devant et qu'il serait bon de ralentir ? Si vous ne savez pas, bien ne dites rien et n'affolez pas les gens pour rien.

    (je résume évidement de façon très simpliste, mais grosso-modo, c'est un peu comme ça que ça se passe).

    En météo, les modèles font des prévisions. Mais c'est vraiment des prévisions, puisqu'ils extrapolent une situation donnée. Si tu veux, le scénario en entrée de modèle, il est connu, mesuré. Le fait est que le résultat est chaotique du fait de la sensibilité aux conditions initiale. Donc on a une incertitude qui croit de façon exponentielle avec le temps et qui fait qu'à partir d'un certain horizon, la météo n'est plus du tout prévisible.

    En climatologie c'est différent. On fait tourner ces modèles sur des scénarios. Les scénarios ne sont toujours que des hypothèses. Mais on ne peux pas prédire l'avenir comme ça. Ce sont des projections de modèle. Et oui, l'incertitude associé à ces projections peut être grande.

    Mais comme le dit bien Hervé Douville, cela devrait nous inciter à encore plus de prudence, pas le contraire !

    Mais ça c'est si on était rationnels. C'est bien là le drame, malheureusement.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.