ça identifie un foyer, et avec les récurrences tu trouves facilement qui dans le foyer; et dans le cas de réseau sociaux, c'est même l'IP du téléphone.
L'identification par IP, c'est un niveau d'identification très, très crade. Ça a très difficilement valeur de preuve; pour les poursuites de type terrorisme, tu peux mobiliser 3 fonctionnaires pour faire une enquête, pour du harcèlement, des insultes, de l'incitation à la haine, c'est terriblement contre-productif.
Je ne vois franchement pas le problème fondamental avec une identification stricte via un tiers de confiance. Tu as un site officiel, type gouvernemental, qui connait ton identité (style le truc pour les impôts). Quand tu t'inscris à un site qui permet de publier quelque chose, on te demande une clé unique, que tu récupères sur le site institutionnel (via une redirection, ou par copier-coller si tu as peur d'être pisté). Quand une infraction est constatée (à la suite d'un dépot de plainte par exemple), la police envoie une requête à l'hébergeur, qui renvoie la clé. La police n'a plus qu'à interroger le site gouvernemental pour remonter à ton identité, avec une traçabilité de la demande (quel fonctionnaire, à quelle heure, dans le cadre de quel dossier). Et paf, ça fait des chocapics.
Et au passage, ça permettrait aussi de passer obligatoirement par les parents pour l'inscription des mineurs à ce genre de sites.
Il n'y a rien de débile à ce genre de lois. La liberté d'expression n'a jamais nécessité l'anonymat, et surtout pas l'absence de traçabilité; la liberté d'expression ne peut pas exister sans que la responsabilité vis-à-vis des délits de presse soit opérationnelle.
[^] # Re: Et du coup pour DLFP
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les mineurs privés de télécommunication, les majeurs traqués. Évalué à -2.
L'identification par IP, c'est un niveau d'identification très, très crade. Ça a très difficilement valeur de preuve; pour les poursuites de type terrorisme, tu peux mobiliser 3 fonctionnaires pour faire une enquête, pour du harcèlement, des insultes, de l'incitation à la haine, c'est terriblement contre-productif.
Je ne vois franchement pas le problème fondamental avec une identification stricte via un tiers de confiance. Tu as un site officiel, type gouvernemental, qui connait ton identité (style le truc pour les impôts). Quand tu t'inscris à un site qui permet de publier quelque chose, on te demande une clé unique, que tu récupères sur le site institutionnel (via une redirection, ou par copier-coller si tu as peur d'être pisté). Quand une infraction est constatée (à la suite d'un dépot de plainte par exemple), la police envoie une requête à l'hébergeur, qui renvoie la clé. La police n'a plus qu'à interroger le site gouvernemental pour remonter à ton identité, avec une traçabilité de la demande (quel fonctionnaire, à quelle heure, dans le cadre de quel dossier). Et paf, ça fait des chocapics.
Et au passage, ça permettrait aussi de passer obligatoirement par les parents pour l'inscription des mineurs à ce genre de sites.
Il n'y a rien de débile à ce genre de lois. La liberté d'expression n'a jamais nécessité l'anonymat, et surtout pas l'absence de traçabilité; la liberté d'expression ne peut pas exister sans que la responsabilité vis-à-vis des délits de presse soit opérationnelle.