Pour résumer très rapidement sur ce sujet, ces statistiques sur les origines ethniques des mineurs violents permettent de montrer qu'un des problèmes vient du fonctionnement familial clanique (et les violences intrafamiliales qui l'accompagnent souvent), plus présent dans les familles issues de certaines civilisations que d'autres.
Et ça devient compliqué quand il s'agit de faire cohabiter des « sociétés de la honte » avec des « civilisations de la culpabilité ».
Ensuite plus globalement, il fait des propositions pour traiter les problèmes de violences (là ce n'est pas lié aux statistiques ethniques, c'est plus général), mais comme elles vont à rebours de l'idéologie judiciaire du moment, le message ne passe pas très bien. Entre autre :
Il propose sur le plan judiciaire, de comparaître rapidement devant le juge et non pas des mois après les faits quand le jeune délinquant ne se souvient même plus pourquoi il est là.
D'appliquer des peines, dès le premier délit. Aujourd'hui les mineurs savent qu'il existe une sorte de « droit de premier tabassage », qu'au premier délit on pardonne par n'importe quel prétexte, à travers un rappel à la loi.
Utiliser des peines plancher, et moins d'individualisation des peines :
Je propose donc le « théorème » suivant, valable aussi pour les majeurs : moins un sujet respecte les lois de la démocratie et ses représentants, plus la sanction doit être prévisible, donc moins la peine doit être individualisée.
Il faut appliquer des peines d'incarcération, même courtes (15 jours), car elles ont un impact psychologique chez pas mal de jeunes tout de même, et parce que ça protège la société de ces individus violents pendant un temps.
Pour le problème d'emprise clanique, il faut isoler les mineurs délinquants (pendant plusieurs jours) de leur groupe, afin de leur permettre de se mettre à penser (on parle de sujets qui ne savent pas penser, c'est dire la gravité des cas). Quand ils commencent à arriver à penser, alors on peut espérer une amélioration de leur comportement.
Bon ici c'est principalement des réponses juridiques « après coup ». Pour la prévention, il y a quelques éléments aussi dans ses travaux, mais comme une grosse partie des problèmes provient de dysfonctionnements familiaux liés à sa structure clanique, le traitement à la source ne paraît pas simple.
Ses livres se lisent facilement et rapidement, c'est très intéressant pour comprendre les violences des mineurs, il y décrit aussi ce qui marche et ce qui l'a conduit à ses conclusions. Par contre faut avoir le cœur accroché : les exemples réels de cas de mineurs violents qu'il donne tout au long de ses ouvrages vont parfois au-delà de ce qu'une personne normalement constituée peut imaginer (même en ayant vu plein de films d'horreur).
[^] # Re: Des statistiques ethniques
Posté par Meku (site web personnel) . En réponse au journal [société] France, la République aveugle ?. Évalué à 5.
Pour résumer très rapidement sur ce sujet, ces statistiques sur les origines ethniques des mineurs violents permettent de montrer qu'un des problèmes vient du fonctionnement familial clanique (et les violences intrafamiliales qui l'accompagnent souvent), plus présent dans les familles issues de certaines civilisations que d'autres.
Et ça devient compliqué quand il s'agit de faire cohabiter des « sociétés de la honte » avec des « civilisations de la culpabilité ».
Ensuite plus globalement, il fait des propositions pour traiter les problèmes de violences (là ce n'est pas lié aux statistiques ethniques, c'est plus général), mais comme elles vont à rebours de l'idéologie judiciaire du moment, le message ne passe pas très bien. Entre autre :
Il propose sur le plan judiciaire, de comparaître rapidement devant le juge et non pas des mois après les faits quand le jeune délinquant ne se souvient même plus pourquoi il est là.
D'appliquer des peines, dès le premier délit. Aujourd'hui les mineurs savent qu'il existe une sorte de « droit de premier tabassage », qu'au premier délit on pardonne par n'importe quel prétexte, à travers un rappel à la loi.
Utiliser des peines plancher, et moins d'individualisation des peines :
Il faut appliquer des peines d'incarcération, même courtes (15 jours), car elles ont un impact psychologique chez pas mal de jeunes tout de même, et parce que ça protège la société de ces individus violents pendant un temps.
Pour le problème d'emprise clanique, il faut isoler les mineurs délinquants (pendant plusieurs jours) de leur groupe, afin de leur permettre de se mettre à penser (on parle de sujets qui ne savent pas penser, c'est dire la gravité des cas). Quand ils commencent à arriver à penser, alors on peut espérer une amélioration de leur comportement.
Bon ici c'est principalement des réponses juridiques « après coup ». Pour la prévention, il y a quelques éléments aussi dans ses travaux, mais comme une grosse partie des problèmes provient de dysfonctionnements familiaux liés à sa structure clanique, le traitement à la source ne paraît pas simple.
Ses livres se lisent facilement et rapidement, c'est très intéressant pour comprendre les violences des mineurs, il y décrit aussi ce qui marche et ce qui l'a conduit à ses conclusions. Par contre faut avoir le cœur accroché : les exemples réels de cas de mineurs violents qu'il donne tout au long de ses ouvrages vont parfois au-delà de ce qu'une personne normalement constituée peut imaginer (même en ayant vu plein de films d'horreur).